mercredi 22 mai 2013

Le chef-d'oeuvre illustré par Blanche Odin (1865-1957) "la dame à l'aquarelle", Les Contes Blancs de Jules Lemaitre (1900). Edition de luxe donnée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles indépendants. Splendide ouvrage de bibliophilie Art Nouveau entièrement décoré de compositions florales. Fine reliure de l'époque signée Noulhac, relieur louangé par Octave Uzanne.


Jules LEMAITRE - Blanche ODIN, illustratrice - Octave Uzanne, éditeur-directeur artistique.

CONTES BLANCS - La Cloche - La Chapelle Blanche - Mariage Blanc. Illustrations à l'aquarelle de Mlle Blanche Odin.

[Paris, H. Floury, Pour les Bibliophiles indépendants], 10 avril 1900

1 volume in-8 carré (24 x 17,5 cm) de 2 feuillets non chiffrés (faux-titre, titre-frontispice aquarellé), 69 pages chiffrées entièrement mises en couleurs à l'aquarelle, 1 page imprimée non chiffrée entièrement aquarellée, 1 page de justificatif du tirage (composition aquarellée), à la suite (3)-69-(2) pages, imprimées au trait dans différents tons (épreuves imprimées des pages avant la mise en couleurs par Blanche Odin).

Reliure demi maroquin à coins havane de l'époque, dos à trois nerfs, décor floral mosaïqué et doré entre les nerfs en long, filets dorés sur les plats, tête dorée, couvertures ivoire imprimées or conservées en excellent état (fine reliure de l'époque signée NOULHAC, relieur défendu et employé par Octave Uzanne). Très bel état. Légère insolation en haut du premier plat.


ÉDITION ORIGINALE RARE DE CET OUVRAGE INJUSTEMENT MÉCONNU. TIRAGE UNIQUE A 210 EXEMPLAIRE SEULEMENT POUR LES BIBLIOPHILES INDÉPENDANTS.


74 COMPOSITIONS DESSINÉES ET AQUARELLÉES (69 encadrements de pages - 2 pleines pages - 5 vignettes).


Décors entièrement réalisé à la main au pinceau (pinceau à main levée parfois et pochoirs multiples), avec effets dégradés et lavis à main levée du plus bel effet et faisant tout le charme des aquarelles originales de Blanche Odin. Ce coloris varie sensiblement d'un exemplaire à l'autre comme nous avons pu le constater de visu. Cette édition des Contes Blancs a été spécialement publiée par Octave Uzanne pour les Bibliophiles indépendants, elle n'a jamais été réimprimée. Elle a été tirée pour les souscripteurs à 200 exemplaires, tous sur vélin de cuve, plus 10 exemplaires réservés à l'auteur, à l'éditeur, à l'illustrateur et aux collaborateurs. Celui-ci porte le n°127 (imprimé or).


UN DES 200 EXEMPLAIRES EXEMPLAIRES POUR LES BIBLIOPHILES INDÉPENDANTS. TIRAGE UNIQUE SUR PAPIER JAPON.


On lit imprimé à la fin, au colophon, que cet ouvrage a été achevé d'imprimer pour le trait des aquarelles et la typographie du texte par les soins de Octave Uzanne sur les presses de Chamerot et Renouard imprimeurs à Paris ce 10 avril 1900.

Blanche Odin, "la grande dame à l'aquarelle", était née à Troyes en 1865. Nous savons peu de choses sur son enfance, mais sa correspondance nous apprend qu’en 1876, elle s’installe à Maubourguet avec sa mère et son père, petit rentier. Dès 1882, elle va étudier chaque année, quelques mois à Paris. Non à l’Ecole des Beaux-arts, puisque celle-ci est encore fermée aux femmes mais dans des ateliers ou des académies. Blanche Odin réside à Paris, rue Sainte Beuve, Notre Dame des Champs et à partir de 1906, rue du Vieux Colombier où elle ouvre son atelier. Dès 1888, elle accompagne régulièrement sa mère en cure à Bagnères-de-Bigorre. En 1889, Blanche vit en famille à Maubourguet où elle travaille et donne des leçons d’aquarelle à des élèves des environs. Elle envoie ses œuvres aux salons et c’est au cours de cette période qu’elle rencontre à Paris ses premiers succès. Pendant ses séjours parisiens, elle travaille dans l’atelier de Mme De Cool, puis dans une Académie où elle étudie le dessin tous les après-midi. En 1896, Blanche Odin rencontre Madeleine Lemaire, aquarelliste célèbre. Elle sera présentée à des écrivains, en quête d'illustrateur. En 1900, année de l’exposition universelle, Blanche a 35 ans. En ce début d’année, ses succès sont nombreux, elle est connue, reconnue dans les milieux artistiques et littéraires. Ses œuvres sont reçues à l’Exposition Universelle et elle est admise au salon en mars, elle expose au salon des Femmes peintres. Elle y vend 6 aquarelles. Elle meurt en 1957 âgée de 92 ans. Il semble qu'elle ait peint jusqu'à la fin de sa vie. Pour plus de détails sur sa vie et son oeuvre, voyez la belle page que lui consacre la ville de Bagnères-de-Bigorre où elle s'était installée définitivement en 1934. Blanche Odin est une artiste aujourd'hui reconnue. Ses aquarelles de bouquets de fleurs, ses roses notamment, déclenchent désormais la convoitise des amateurs dans les salles des ventes. Plusieurs résultats importants ont été constatés. C'est apparemment chez Madeleine Lemaire que Blanche Odin rencontra Jules Lemaitre et sans doute Octave Uzanne qui lui commandèrent cette jolie édition entièrement illustrée de fleurs de toutes sortes et de tous coloris.

Ce livre est une merveille à découvrir ou à redécouvrir. Le tirage restreint (210 ex.) fait qu'aujourd'hui ce livre se trouve difficilement en belle condition d'époque.

SUPERBE EXEMPLAIRE DANS UNE FINE RELIURE DE NOULHAC.

Prix : 2.500 euros

dimanche 19 mai 2013

Les Filles de Loth et autres poésies érotiques (L'Examen de Flora - L'Ode à Priape - Le Compendium Erotique - Le Chapitre des Cordeliers - La Morpionéïde - La Femme à Barbe (de Guy de Maupassant). Mais également : La Madelon - Le Théâtre Erotique de Joseph Prudhomme (La Grisette et l'Etudiant et Les deux Gougnottes). Illustrations attribuées à André Collot (?) coloriées à la main au crayon de couleurs. Rare. Complet.



COLLECTIF [MAUPASSANT - PIRON - PRUDHOMME - etc.]

LES FILLES DE LOTH et autres poèmes érotiques recueillis par le Vidame de Bozegy.

A Sodome, imprimerie de la Genèse, 1933

1 volume in-4 (28,5 x 19 cm), broché, 257 pages. 12 illustrations volantes en couleurs. Couverture imprimée en bleu, légèrement insolée, intérieur frais. 


ÉDITION ORIGINALE DE CE RECUEIL DE POÉSIES ÉROTIQUES CÉLÈBRES.

Cet ouvrage n'a pas été mis dans le commerce et était réservé aux seuls souscripteurs.

IMPRIMÉ A 500 EXEMPLAIRES SUR VERGÉ ALFA DE LUXE A LA FORME.

BIEN COMPLET DES 12 GRAVURES COLORIÉES A LA MAIN.


Ce volume d'anthologie érotique contient : Les Filles de Loth - L'Examen de Flora - L'Ode à Priape - Le Compendium Erotique - Le Chapitre des Cordeliers - La Morpionéïde - La Femme à Barbe (de Guy de Maupassant). Mais également : La Madelon - Le Théâtre Erotique de Joseph Prudhomme (La Grisette et l'Etudiant et Les deux Gougnottes).

Il est précisé dans la préface que les illustrations ont été dessinées par le même artiste qui illustra La Trilogie érotique de Verlaine (parue chez le même et par le même en 1931). On trouve cet ouvrage sous deux couvertures différentes. Certains attribuent ces gravures libres à André Collot (il est vrai que la gravure intitulée "Le Matelot" trahi fortement le crayon érotico-burlesque de Collot).

Les illustrations ont été coloriées à la main au crayon de couleurs à l'époque (vérifié).

Jean-Paul Dutel se trompe lorsqu'il écrit qu'il existe une édition similaire avec une couverture imprimée en bleu dans une typographie différente, et dont les illustrations presque identiques sont exécutées d'après des dessins au crayon. Notre exemplaire, avec la couverture bleue, contient bien la suite avec illustrations coloriées à la main au crayon. La page de titre des deux sortes d'exemplaires est identique dans les deux cas. Nous croyons plutôt à un changement de couverture en cours de tirage ou à une nouvelle couverture pour remise en circulation (vente) des exemplaires non souscrits (ce qui devait arriver malgré ce qui est annoncé à la justification).

Référence : Dutel, Dictionnaire des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1575.


TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CE CHOIX DE POÉSIES ÉROTIQUES DES PLUS DÉBRIDÉES.

TRÈS BELLE ILLUSTRATION.

Prix : 600 euros

samedi 18 mai 2013

La trilogie érotique de Paul Verlaine (1931). Avec 15 compositions très libres de Martin Van Maële (??). Exemplaire unique avec les figures finement aquarellées à l'époque par une main d'artiste.


Exemplaire unique avec les figures coloriées à la main

Paul VERLAINE

LA TRILOGIE ÉROTIQUE de Paul Verlaine (AMIES - FEMMES - HOMBRES). Édition illustrée de quinze compositions originales dessinées par Martin Van Maële et augmentée d'un Avant-propos par le Vidame de Bozégy.

Bruxelles, 1931 [?].

1 volume grand in-8 (28,5 x 19 cm) de 134-(2) pages.

Reliure espagnole plein maroquin havane avec médaillon "féminin"
en relief sur le premier plat

Reliure plein maroquin havane à petit grain poli, dos lisse, plats encaissés en creux et soulignés d'un encadrement de cinq filets dorés, médaillon à froid et en relief (femme de profil) sur le premier plat (voir photo).doublures et gardes de tabis moutarde (reliure espagnole signée L. LORENS, Valencia). Belle reliure signée probablement postérieure. Les couvertures imprimées du brochage n'ont pas été conservées (couvertures typographiques non illustrées et assez laides pour tout dire...). A noter une légère trace de décharge du frontispice sur la page de titre ...


NOUVELLE ÉDITION DE BIBLIOPHILE NON MISE DANS LE COMMERCE ET ILLUSTRÉE DE 15 COMPOSITIONS LIBRES HORS-TEXTE ANNONCÉES DE MARTIN VAN MAËLE, CONTRECOLLÉES SUR PAPIER FORT.


EXEMPLAIRE UNIQUE AVEC LES 15 COMPOSITIONS LIBRES DÉLICATEMENT AQUARELLÉES A LA MAIN.


Cette édition, comme il est indiqué à la justification, a été imprimée à 350 exemplaires pour les souscripteurs et non mise dans le commerce. 10 exemplaires sur Japon. 15 exemplaires sur Hollande Pannehoek et 325 exemplaires sur Hollande (vélin de Hollande).


CELUI-CI UN DES 325 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN DE HOLLANDE.

Martin Van Maële étant mort depuis plusieurs années lors de l'impression de cet ouvrage (il meurt en 1926), Dutel émet l'hypothèse que ces dessins ne sont pas de lui et seraient du même artiste qui illustra Les filles de Loth en 1933. Il se pourrait très bien cependant que cet ouvrage, comme de nombreux ouvrages clandestins vendus sous le manteau, ait été imprimé bien avant 1931 et ainsi post-daté sur le titre et la couverture. Les illustrations sont bien dans le goût de Martin Van Maële (voir photos). L'Avant-propos donne sur cinq pages une notice bibliographique pour les Œuvres libres de Paul Verlaine. La première partie du recueil contient des poésies érotiques à caractère pornographique sur la femme et l'amour hétérosexuel. La seconde partie du recueil contient des poésies érotiques à caractère pornographique sur les relations homosexuelles masculines. On trouve à la fin le très célèbre Sonnet du trou du cul, cosigné par Paul Verlaine et Arthur Rimbaud. L'ensemble compte 39 poèmes libres.


Dutel ne signale pas d'exemplaire avec les figures coloriées. Il s'agit ici vraisemblablement d'un exemplaire unique mis en couleurs pour un amateur. La mise en couleurs est très fine et tout à fait artistique.

Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°2513.


BEL EXEMPLAIRE BIEN RELIÉ ET BIEN COMPLET DES 15 COMPOSITIONS TRÈS LIBRES ET IMAGINATIVES, ICI EXCEPTIONNELLEMENT MISES EN COULEURS.


VENDU

jeudi 16 mai 2013

Les Facéties du Pogge dans l'excellente édition d'Isidore Liseux (1878). Tel que paru. D'une femme qui trompa son mari - D'une femme qui accusa son homme d'être petitement monté - D'une femme qui s'obstinait à appeler son mari pouilleux - D'un mari qui fit l'amour à sa femme malade et lui rendit la santé - Etc.



LE POGGE (Gian Francesco Poggio Bracciolini ou Poggio Bracciolini dit en français Le Pogge)

LES FACÉTIES DU POGGE. Traduites en français, avec le texte latin. Édition complète. Tome I et II. 

Paris, Isidore Liseux, éditeur [Motteroz imprimeur, Paris]. 

2 volumes in-18 (17 x 11,5 cm), brochés, de LI-200 et 252 pages, couvertures rempliées imprimées en rouge et noir sur parchemin végétal, pages de titre imprimées en rouge et noir, vignette-marque de l'éditeur, non rogné, belle impression à petit nombre sur papier fort de Hollande. Exemplaire très frais, couvertures et intérieur en très bon état. La couverture du deuxième tome a quelques légères rousseurs. 

NOUVELLE ÉDITION LISEUX.

Isidore Liseux, éditeur téméraire dans le choix de ses textes et érudit latiniste porté sur l'édition des textes licencieux, donne ici la deuxième édition de ce texte, la première ayant paru la même année, le 25 mars 1878 exactement (2 vol. in-18 elzévirien, tirés à 750 exemplaires). Celle-ci, donne le même nombre de facéties, soit 273 facéties ou contes de Poggio Bracciolini (1380-1459), avec index des noms propres, introduction et biographie de l'auteur. On y trouve le texte en français et le texte en latin à la suite.

Les contes sont libres voire licencieux : D'une femme qui trompa son mari - D'une femme qui accusa son homme d'être petitement monté - D'une femme qui s'obstinait à appeler son mari pouilleux - D'un mari qui fit l'amour à sa femme malade et lui rendit la santé - Etc.

TRÈS BON EXEMPLAIRE DE CETTE EXCELLENTE ÉDITION DE LISEUX.

Prix : 100 euros

mercredi 15 mai 2013

Les Alcôves de Ferdinand Bac (1900). Un des 30 exemplaires sur Japon avec une héliogravure originale en couleurs signée par l'artiste. Rare.


Ferdinand BAC

LES ALCÔVES. Album absolument inédit par Bac. Préface de Richard O'Monroy.

H. Somonis Empis, Paris, s.d. (1900)

1 volume in-folio (37,5 x 28,5 cm), de (6) - 20 planches en couleurs et 1 feuillet d'achevé d'imprimer.

Cartonnage demi-toile à coins marron de l'époque. Bon état, un coin légèrement marqué. Intérieur comme neuf. Belle couverture en couleurs parfaitement conservée.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 30 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DU JAPON SIGNÉS PAR L'AUTEUR ET ACCOMPAGNÉS D'UNE HÉLIOGRAVURE EN COULEURS SIGNÉE ET NUMÉROTÉE PAR L'ARTISTE.


Très bon exemplaire de ce rare tirage sur Japon avec une héliogravure originale en couleurs.

Avec cet album on pénètre dans les sous-pentes de l'amour clandestin, des petits mics-macs entre amis, chez le bourgeois vicelard comme chez l'homme d'affaire emprisonné par une grisette fin de siècle. La femme, encore une fois chez Bac, est la maîtresse des lieux et rien ne pourrait lui faire abandonner son poste avancé de maîtresse de l'amour. Ensemble savoureux.

Prix : 400 euros

lundi 13 mai 2013

Les Confidences égarées de Liane de Lauris, ornées de 16 héliogravures. Il y a dans ces pages "comme la traînée d'un obstiné parfum de femme". Un des 500 exemplaires de tête avec l'héliogravure originale aquarellée au pochoir par Louis Malteste. Rare.


Héliogravure originale aquarellée au pochoir (Louis Malteste)
réservée aux 500 premiers exemplaires.


LIANE DE LAURÉ [LIANE DE LAURIS]

CONFIDENCES ÉGARÉES. Orné de 16 héliogravures.

Paris, Collection des Orties Blanches [Achevé d'imprimer à Dijon chez Darantière en novembre 1932].

1 volume in-8 (23 x 14 cm), broché, 280 pages. Couverture imprimée en rouge et noir. Très bon état général, complet, premier plat de couverture partiellement insolé, quelques rousseurs sans gravité, brochage solide, tel que paru.



ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 500 EXEMPLAIRES DU TIRAGE DE TÊTE AVEC L’HÉLIOGRAVURE ORIGINALE AQUARELLÉE AU POCHOIR, PAR LOUIS MALTESTE.

"Les Confidences égarées que nous publions aujourd'hui appartenaient au manuscrit primitif de l’Ecrin du rubis ou les Délices des dessous paru en avaril dernier (1932), à notre Cabinet du Livre. Nous les avions distraites avec le consentement de l'auteur, Mme Liane Lauré (Lauris). C'était une nécessité qui nous était commandée, à la fois, par les limites où nous devions enfermer le volume et par le caractère des émois dont ces pages étaient l'écho. [...]" (Préface)


"Ce sujet frivole des élégances intimes de la parure quand il est traité avec talent, intéresse et émeut la sensibilité et le goût" (Préface)

Il y a dans ces pages "comme la trainée d'un obstiné parfum de femme".

Les illustrations sont signée DAGY, pseudonyme de l'illustrateur Louis Malteste. Le volume a paru après sa mort.


Louis (pour Jules) Malteste est né le 14 septembre 1862 à Chartres (Eure-et-Loir) et est mort le 25 janvier 1928 à Paris. Auteur, lithographe, dessinateur et illustrateur français. "Il était frère de Henri Théodore Malteste, dit Malatesta [1870-1920]. Il vécut et travailla à Paris, où il exposa en 1897 au Salon des Cent, en 1902 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il collabora à la presse humoristique : L'Assiette au beurre, Le Chat noir, Je sais tout, Lectures pour tous, Qui lit rit, etc. Il a créé des affiches et des cartes postales." Il a également été publié dans la revue La Plume en 1897. Malteste a utilisé le pseudonyme Jacques d'Icy pour la rédaction de textes sadomasochistes. Illustrateur de nombreux livres, nous ne soulignons ci-bas que ses productions érotiques. Source : Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Il a été fait de cet ouvrage un tirage de tête à 500 exemplaires contenant chacun un dessin aquarellé signé de Louis Malteste (en réalité une héliogravure signée dans la planche et coloriée au pochoir). L'exemplaire proposé ici est du tirage courant.



BON EXEMPLAIRE.

VENDU

Voir également notre autre exemplaire actuellement en vente. Exemplaire du tirage courant Exemplaire broché. Bon ex. 350 euros

Les Confidences égarées de Liane de Lauris, ornées de 16 héliogravures. Il y a dans ces pages "comme la traînée d'un obstiné parfum de femme".



LIANE DE LAURÉ [LIANE DE LAURIS]

CONFIDENCES ÉGARÉES. Orné de 16 héliogravures.

Paris, Collection des Orties Blanches [Achevé d'imprimer à Dijon chez Darantière en novembre 1932].

1 volume in-8 (23 x 14 cm), broché, 280 pages. Couverture imprimée en rouge et noir. Bon état général, complet, quelques rousseurs à la couverture et au dos, plis au dos, brochage solide.


ÉDITION ORIGINALE.

"Les Confidences égarées que nous publions aujourd'hui appartenaient au manuscrit primitif de l’Ecrin du rubis ou les Délices des dessous paru en avaril dernier (1932), à notre Cabinet du Livre. Nous les avions distraites avec le consentement de l'auteur, Mme Liane Lauré (Lauris). C'était une nécessité qui nous était commandée, à la fois, par les limites où nous devions enfermer le volume et par le caractère des émois dont ces pages étaient l'écho. [...]" (Préface)


"Ce sujet frivole des élégances intimes de la parure quand il est traité avec talent, intéresse et émeut la sensibilité et le goût" (Préface)

Il y a dans ces pages "comme la traînée d'un obstiné parfum de femme".

Les illustrations sont signée DAGY, pseudonyme de l'illustrateur Louis Malteste. Le volume a paru après sa mort.


Louis (pour Jules) Malteste est né le 14 septembre 1862 à Chartres (Eure-et-Loir) et est mort le 25 janvier 1928 à Paris. Auteur, lithographe, dessinateur et illustrateur français. "Il était frère de Henri Théodore Malteste, dit Malatesta [1870-1920]. Il vécut et travailla à Paris, où il exposa en 1897 au Salon des Cent, en 1902 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il collabora à la presse humoristique : L'Assiette au beurre, Le Chat noir, Je sais tout, Lectures pour tous, Qui lit rit, etc. Il a créé des affiches et des cartes postales." Il a également été publié dans la revue La Plume en 1897. Malteste a utilisé le pseudonyme Jacques d'Icy pour la rédaction de textes sadomasochistes. Illustrateur de nombreux livres, nous ne soulignons ci-bas que ses productions érotiques. Source : Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Il a été fait de cet ouvrage un tirage de tête à 500 exemplaires contenant chacun un dessin aquarellé signé de Louis Malteste (en réalité une héliogravure signée dans la planche et coloriée au pochoir). L'exemplaire proposé ici est du tirage courant.


BON EXEMPLAIRE.

Prix : 350 euros

Voir également notre autre exemplaire actuellement en vente. Exemplaire du tirage de tête à 500 exemplaires avec la très belle héliogravure aquarellée de Louis Malteste. Exemplaire broché. Très bon ex. VENDU

Un clandestin rare : L'aquarium des voluptés par Jean Mouille (vers 1960). Avec 9 illustrations libres.



Jean MOUILLE [ANONYME]

L'AQUARIUM DES VOLUPTÉS.

Sans lieu, sans nom, sans date [Toulouse, Francis Flores, vers 1960]

1 volume in-8 (19,5 x 14 cm), broché, 229 pages et 1 feuillet de table, 9 planches hors-texte imprimées en sanguine sur papier fort glacé, couverture à rabats imprimée en rouge et bleu (premier plat) et bleu (second plat).

ÉDITION ORIGINALE CLANDESTINE.

Dutel indique que ce volume a été publié à la fin des années 1950 à Toulouse par Francis Flores. Il indique 8 illustrations en bistre sur un fort papier glacé (notre exemplaire en compte 9). Ouvrage condamné pour la première fois le 14 février 1961.

Texte divisé en 10 chapitres : Le mariage de Juliette - L'aquarium - Claire à l'aquarium - L'initiation de Claire - La fin du procès - Le thé chez Gilberte de Préfailles - Emilienne - Le lever de rideau - Lettre de Fabrice Muller à Madame Michèle Douai - Scènes de famille.

Texte on ne peut plus explicite et jolies illustrations.

"Alors, Simone m'a aspiré le gland et m'a terminé d'une succion de déesse." (dernière phrase du roman)

Référence : Dutel, Bibliographies des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1034 ; Pia, 84

BON EXEMPLAIRE DE CE RARE CLANDESTIN.

VENDU

dimanche 12 mai 2013

Ivresses du Vice. Les Raysons Secrets (vers 1960). Edition clandestine d'un texte pornographique illustré de 16 reproductions photographiques explicites.


X X X [ANONYME]

IVRESSES DU VICE

"Les Rayons Secrets", s.l.n.d. [vers 1960]

1 volume in-8 carré (18 x 14,5 cm), broché, 186-(1) pages. 16 reproductions photographiques noir et blanc sur papier couché. Couverture de papier noir imprimée en argent. Bel état de conservation. Légers plis à la couverture.

ÉDITION ORIGINALE.

16 REPRODUCTIONS PHOTOGRAPHIQUES X.

Dutel indique que cet ouvrage à caractère pornographique a été publié au début des années 1960. Ouvrage condamné pour la première fois le 20 septembre 1965.

Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement entre 1920 et 1970, n° 1768.

Nous nous contentons de vous montrer la couverture noire imprimée argent, très sobre, mais très belle. Les photographies sont à l'avenant du texte, très explicites.

"A ces moments-là, elle adorait cette verge, plus exigente qu'une divinité primitive, d'un amour quasi mystique. Elle était prise de véritables transes et elle remerciait son bourreau." (extrait)

BEL EXEMPLAIRE.

Prix : 150 euros

samedi 11 mai 2013

Érotisme des mots et des images : Pybrac de Pierre Louÿs illustré par Marcel Vertès (1930). Edition clandestine donnée par M. Duflou. 1/60 ex. sur vélin crème pur chiffon de Lana. Tirage rare. Bel exemplaire bien relié à l'époque.


Pierre LOUYS - Marcel VERTES, illustrateur

PYBRAC. Quatrains ornés de trente et une illustrations par un artiste inconnu [Marcel Vertès].

A Narbonne, Pour les soeurs des Ursulines [vers 1930, Paris, M. Duflou].

1 volume in-8 carré (25,5 x 19 cm) de 86-(1) pages. 11 illustrations hors-texte aquarellées dont 1 en frontipice et 20 illustrations in-texte (2/3 de page).


Reliure demi-maroquin citron à coins, dos à nerfs, tête dorée, non rogné, premier plat de couverture imprimé du titre en rouge conservé (reliure de l'époque). Quelques rousseurs sur les tranches, petites piqûres sombres au maroquin, légers frottements, le tout sans aucune gravité. Très beau volume, frais. Intérieur très frais imprimé sur beau papier vélin crème pur chiffon de Lana.


NOUVELLE ÉDITION.

Edition publiée vers 1930 d'après Dutel. Elle est ornée de 11 illustrations hors-texte et 20 dans le texte qui reproduisent en phototypie les pointes sèches de Marcel Vertès pour l'édition de 1928 (extrêmement rare). Dutel, Bibliographie des ouvrages publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°2281. Pia, col. 1208 (qui indique M. Duflou comme éditeur).

UN DES 60 EXEMPLAIRES SUR VÉLIN CRÈME PUR CHIFFON DE LANA.

Le tirage, strictement privé, pour les amis de Pierre Louÿs, est de 2 ex. sur pur chiffon à la main, 2 ex. sur japon nacré, 2 japon impérial, 60 ex. sur vélin crème pur chiffon de Lana (notre ex. est de ceux-là) et 165 ex. sur vélin blanc pur fil du Marais.

Le texte du Pybrac de Pierre Louÿs est trop connu pour que nous insistions.


BEL EXEMPLAIRE, FINEMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE, DE CE TIRAGE RARE A 60 EXEMPLAIRES SEULEMENT SUR CE PAPIER.

Prix : 900 euros

vendredi 10 mai 2013

Lettres de Marie Rabutin-Chantal, Marquise de Sévigné (1733). Une des premières éditions de la plus célèbre correspondance entre une mère et une fille. Edition peu commune.


Marie de RABUTIN-CHANTAL, marquise de SÉVIGNÉ 

LETTRES DE MARIE RABUTIN-CHANTAL, MARQUISE DE SÉVIGNÉ, A MADAME LA COMTESSE DE GRIGNAN SA FILLE. Tome premier [second et troisième].

Sans lieu ni nom, 1733

3 tomes reliés en 1 fort volume in-12 (16,5 x 10 cm - Hauteur des marges : 161 mm) de 264, 144 et 252 pages.

Reliure plein veau brun brun marbré de l'époque, dos ornés aux petits fers. Très bon état de l'ensemble, frais. La pièce de titre du tome II a quelques manques. Le nom ROGER a été poussé à l'or en haut des plats de chacun des volumes.

L'UNE DES PREMIÈRES ÉDITIONS DES LETTRES DE LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ. 

REPRODUCTION PRATIQUEMENT PAGE POUR PAGE ET LIGNE POUR LIGNE DE LA TRÈS RARE ÉDITION DE 1728.

Cette édition est précisément décrite dans la Notice Bibliographique des éditions imprimées des Lettres de la marquise de Sévigné (Lettres de Madame de Sévigné, Édition des Grands Écrivains de la France, Tome XI, p. 441-442, n°7) : "Cette impression suit page pour page et à peu près ligne pour ligne (il n'y a que de rares et légères différences dans le contenu des lignes) l'édition de 1728. Elle sort des mêmes presses ; le caractère nous parait être identique ; il n'y a, outre la différence que nous avons remarquée ça et là dans la composition des lignes, d'autre variété que celle de quelques ornements, et d'un certain nombre de fautes typographiques que l'impression de 1733 ne reproduit pas ou qu'elle est seule à avoir. Une note de l'édition de Perrin de 1734 parle en ces termes de ces trois volumes de 1733 : "Il a paru, sur la fin de l'année 1733, une autre édition furtive des lettres de Mme de Sévigné, 3 vol. in-12, sans nom de ville ni d'imprimeur, où l'on a exactement copié les fautes des éditions de Rouen et de La Haye." La réimpression de 1738 ajoute : "Elle ne contient d'ailleurs que le même nombre de lettres." La critique de Perrin est fort juste ; mais c'est, nous l'avons vu, à l'impression de 1728 qu'elle doit remonter."

Cette édition, comme celle de 1728 qu'elle reproduit donc, contient la Préface de M. de Bussy (p. 5 à 9), la Lettre de Madame la Marquise de Simiane, à Monsieur le Comte de Bussy (p. 10 à 14), les 4 lettres adressées à M. de Coulanges, LXXIII lettres pour le tome I, le tome II commence avec la lettre LXXIV (mal chiffrée LXXVI) et se termine avec la lettre CV, on trouve à la suite une lettre adressée à son fils, Charles de Sévigné ; le troisième tome contient un avertissement de l'éditeur (p. 3 à 9), puis les lettres CVI à CLXXXIV.

Cette édition contient cinquante lettres tirées de l'édition de La Haye (Gosse et Neaulme, 1726, 2 vol. in-12), rangées dans un autre ordre.

On sait que la première édition des lettres de Mme de Sévigné date de 1725 et a été donnée subrepticement en une mince plaquette de 75 pages regroupant seulement quelques lettres pour la plupart incorrectement retranscrites et fragmentaires (31 fragments). Cette première édition rarissime et quasi mythique n’était connue qu’à 2 ou 3 exemplaires à la fin du XIXè siècle, il ne semble pas qu’on en est répertorié d’autres depuis. Les bibliographes considèrent donc comme véritable seconde édition originale l’édition dite de Rouen publiée en 1726 par les soins du fils de Roger de Bussy-Rabutin (cousin indiscret de la Marquise). On a beaucoup tergiversé pour savoir s’il s’agissait du fils aîné (Amé-Nicolas de comte Bussy-Rabutin) ou bien du cadet, futur évêque de Luçon, abbé de Bussy. Cette édition furtive, désavouée par la petite-fille de Mme de Sévigné, Mme de Simiane, fille de Mme de Grignan, est très rare et les exemplaires en reliure de l’époque en bonne condition se rencontrent difficilement. Les éditions suivantes de 1726, 1728 et 1733 sont également peu communes et reprennent avec des variantes la première édition dite de Rouen en gros caractères citée plus haut. Seule l'édition de La Haye, très rare, apporte de nouvelles lettres (qui se retrouvent dans l'édition de 1728 et 1733 comme nous venons de le voir ci-dessus). Il faudra attendre 1734-1736 avec l'édition pourtant mutilée donnée par les soins du Chevalier Perrin pour avoir à disposition plusieurs centaines de nouvelles lettres. L'édition de 1818, puis l'édition de 1862, données par Monmerqué, puis Charles Capmas (supplément "Lettres inédites" de 1876), donneront un panorama complet du génie épistolaire de la marquise de Sévigné.

BON EXEMPLAIRE DE CETTE ÉDITION RARE DES LETTRES DE MADAME LA MARQUISE DE SÉVIGNÉ.

Prix : 1.100 euros

jeudi 9 mai 2013

La meilleure édition des Noëls Bourguignons de La Monnoye (1720) avec le Glossaire alphabétique pour servir à l'intelligence des mots Bourguignons. Rare en belle condition d'époque.


Bernard de La Monnoye [Gui Barôzai]

NOEI BORGUIGNON DE GUI BARÔZAI. Quatreime Edicion. Don le contenun at an Fransoi aipré ce feuillai.

AI DIONI [A Dijon], ché Abran Lyron de Modene. M. DCC. XX. [1720]

1 volume petit in-8 (16,5 x 10,5 cm) de (6)-416 pages.

Reliure plein veau fauve de l'époque, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, roulette sur les coupes. Reliure très fraîche et intérieur comme neuf. Superbe état. A noter toutefois une petite fente en tête du mors supérieur (sans gravité), trois infimes piqûres de vers au dos à peine visibles, et un petit trou dans le papier du feuillet 41/42, avec perte de quelques lettres (défaut d'origine du papier).


ÉDITION ORIGINALE SOUS CETTE FORME ET PREMIÈRE ÉDITION DU GLOSSAIRE.

Comme l'indique le feuillet suivant le titre, ce volume se compose : des Noëls composés l'an 1701, en la rue de la Roulotte à Dijon, des Noëls composés l'an 1700, en la rue du Tillot à Dijon, de cinq autres Noëls composés depuis, d'une Apologie des Noëls précédents, d'une Chanson sur le passage de feu Monseigneur le Duc de Bourgogne à Dijon le 21 de septembre 1703. La deuxième partie de l'ouvrage, qui commence dès la page 119 (avec un faux-titre particulier) contient l'important Glossaire alphabétique pour l'intelligence des mots Bourguignons, & autres qui peuvent avoir besoin d'explication dans les Noëls de Gui Barôzai. Soit près de 300 pages de glossaire !

Bernard de La Monnoye (1641-1728) fut le premier Bourguignon à être admis à l'Académie Française. Il était Conseiller correcteur à la Chambre des Comptes de Dijon où il était né. Grand érudit, bibliographe avant l'heure et érudit notoire, ce sont ses Noëls qui retiennent encore aujourd'hui l'attention sur son nom. Ces petites chansons en patois, difficiles à comprendre pour le profane, y compris à l'aide de l'épais Glossaire qu'il donne dans cette édition, sont restées dans le patrimoine culturel bourguignon. Barôzai était le nom d'un vigneron qui portait un bas de couleur rose, ce nom fut ensuite étendu à tous les vignerons de la ville de Dijon. La première édition des Noëls fut naturellement imprimée à Dijon, chez Jan Rassaire, imprimeur et libraire ordinaire du roi, en 1701 ; mais chacun s’accorde pour affirmer que la meilleure est celle de 1720. Laquelle ? Elles seraient neuf, selon le bibliographe Gabriel Peignot à porter la même date, toutes portant la mention « quatreime edicion ». La plus recherchée car la plus rare est la nôtre en 416 pages. Il ne faut pas de musique à cette édition.

Références : Brunet III, 797-798 ; Soleinne, 3989 "Cette édition en 416 pages, sans l'errata ni la musique, est certainement la meilleure et la plus belle." ; Nodier, Mélanges tirés d'une petite bibliothèque, p.154.


ÉDITION LA PLUS RARE ET LA MEILLEURE DES NOËLS BOURGUIGNONS, ICI EN TRÈS BELLE CONDITION D’ÉPOQUE.

Prix : 650 euros

mercredi 8 mai 2013

La société galante et littéraire au XVIIIe siècle par Honoré Bonhomme (1880). Un des 12 exemplaires sur vieux Japon. Rare.


Honoré BONHOMME

LA SOCIÉTÉ GALANTE ET LITTÉRAIRE AU XVIIIe SIÈCLE par Honoré Bonhomme. Boufflers et Madame de Sabran - Saint-Lambert & Fontanes - Le Comte de Lauraguis & Sophie Arnould - Le Chevalier de Resseguier & Madame de Pompadour.

Paris, Ed. Rouveyre, 1880

1 volume in-8 (22 x 15 cm), broché, XIII-178-(2) pages. Frontispice à l'eau-forte et vignettes (par de Malval). Exemplaire en très bon état, couvertures légèrement empoussiérées et dos bruni. Quelques rousseurs sans gravité. Volume en grande partie non coupé.


ÉDITION ORIGINALE.

Il a été fait un tirage de luxe à 100 exemplaires seulement (3 ex. sur peau de vélin ; 12 ex. sur (vieux) Japon ; 15 ex. sur Chine ; 20 ex. sur papier teinté de Renage et 50 ex. sur Whatman).


CELUI-CI, UN DES 12 EXEMPLAIRES SUR (VIEUX) JAPON.

"Nous avons voulu faire un livre qui renfermât des révélations piquantes et imprévues sur les personnes et les choses, et où le goût du lettré comme celui du curieux pût trouver également son compte." (extrait de l'avant-propos).

TIRAGE TRÈS RARE.

Prix : 250 euros

Rareté bibliographique : Épître à l'amour, libre à tout le monde, ou l'erreur du jour se montre à tout le monde (1748). "On trouve toujours les yeux beaux de la Poulette qu'on adore"


[ANONYME]

ÉPÎTRE A L'AMOUR, LIBRE A TOUT LE MONDE, OU L'ERREUR DU JOUR SE MONTRE A LA RONDE.

A Paris, chez Godard-Baille-La-Li Belle, Aux avis A boucher les trous sans Chandelle. M. DCC. XLVIII. [1748]

1 plaquette in-12 (137 x 85 mm), 21 pages (le verso du dernier feuillet est blanc). Cartonnage d'attente de simple papier vergé gris épais (moderne). Complet, court de marges. Une ancienne tâche d'encre sur la page de titre, sans conséquence.

ÉDITION ORIGINALE RARISSIME.

Poème burlesque en plusieurs centaines de vers qui commence ainsi :

Ah, ma foi, Monsieur Cupidon,
J'ai bien des choses à vous dire !
Mais, excusez au moins, pardon,
Si je vous parle sur ce ton :
C'est que j'ai la tête en délire,
Et les trois quarts du croupion.
Vous êtes un maudit fripon !

[...]

L'auteur récrimine contre Cupidon que l'amour est un vilain diable, que ne pas aimer est une peine et qu'aimer devient une gêne. "On trouve toujours les yeux beaux de la Poulette qu'on adore" [...] "Infortuné qui s'aquoquine à la Race de Messaline !" Viennent ensuite le Médecin et l'Apothicaire "Dès les dix heures du matin j'avais Monsieur le Médecin, par devant, & puis par derrière, j'avais Monsieur l'Apothicaire. L'un me faisait tourner l'esprit, l'autre le cul [...]". L'homme ruiné : "Voilà l'état où ma catin m'a réduit [...]" Il conclut : "Amour, recevez ma rupture. Public, achetez promptement, et payez généreusement cette lamentable brochure [...]" Il signe "Votre humble serviteur RATURE".

Localisation : 1 ex. à la Bibliothèque Ste-Geneviève, 1 ex. à l'Arsenal, 1 ex. à la BnF.

Référence : Gay, Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes, au mariage, etc., col. 174 (éd. 1864).


BON EXEMPLAIRE DE CE PETIT TEXTE INTROUVABLE.

VENDU

mardi 7 mai 2013

Le Tigre et Coquelicot par Charles-Henry Hirsch ou l'histoire de Casque d'Or une prostituée du bitume parisien (1905). Un des 30 exemplaires sur Japon. Jolie reliure signée de l'époque. Rare.


Charles-Henry HIRSCH - Illustrations de Auguste LEYMARIE

LE TIGRE ET COQUELICOT

Librairie Universelle, s.d. (1905)

1 volume in-12 (20 x 15 cm) de (6)-351 pages. Dessin en noir dans le texte et hors texte.

Reliure demi-maroquin rouge à larges coins, dos à nerfs, caissons mosaïqués de maroquin vert bordés de filets dorés, filets dorés sur les plats, tête dorée, non rogné, couverture générale imprimée et couverture illustrée imprimée en couleurs reliée en tête d'un seul tenant (reliure de l'époque signée H. CAPELLE). Exemplaire à l'état proche du neuf.


ÉDITION ORIGINALE.

UN DES 30 EXEMPLAIRES SUR JAPON (SEUL GRAND PAPIER) SOUSCRITS PAR M. BLAIZOT. EXEMPLAIRE N°25 ET SIGNÉ A LA PLUME.


Ce livre aujourd'hui oubliée s'inspire de l'affaire Casque d'Or, dans le style argotique adapté à la population qu'il décrit (apaches, pierreuses, souteneurs, filles, etc).

Qui était Casque d'Or dans la réalité ? Amélie Élie (ou Hélie), née le 14 mars 1878 à Orléans et morte le 16 avril 1933 à Paris, est une prostituée française, connue dans le milieu des malfrats du Paris de la Belle Époque sous le nom de Casque d'Or. Ce surnom, qui lui fut attribué selon ses dires par une infirmière, fait référence à l'enjeu de la lutte que se livraient à son sujet deux chefs de bandes du 20e arrondissement de Paris. La jeune Orléanaise se montre précoce en se mettant en ménage à 13 ans avec un ouvrier de 15 ans surnommé « le Matelot ». Retrouvés à « l'hôtel des Trois Empereurs », ils sont séparés de force. Le Matelot partage ensuite sa vie entre maisons de correction et fugues, tandis qu'Amélie, après s'être séparée de lui définitivement au bout d'un an, préfère la compagnie plus réjouissante d'Hélène de Courtille, mère maquerelle, qui l'accueille chez elle et la lance sur le trottoir. La petite et la femme deviennent amies et amantes. Amélie fréquente le Paris de la nuit, des Apaches et de la pègre. C'est dans leur repaire, un bistrot nommé « la Pomme au lard », qu'elle rencontre son futur compagnon, Bouchon, fraîchement sorti de prison où il a purgé une peine pour proxénétisme. Lassée de l'attachement d'Hélène et de sa jalousie, Amélie se laisse tomber dans ses bras, ou plutôt sur son coin de trottoir. Mais se prostituer n'est pas un problème pour la gamine d'Orléans. Consciencieuse, elle regarde son activité comme un travail honorable et lui attribue même un rang social de prime importance. Elle rédige une « table de commandements » où elle fait l'éloge de la prostituée parisienne à laquelle elle attribue un rôle humanitaire. Elle « fournit du rêve aux hommes » et « soulage des épouses ». Elle recueille « les jeunes commis tirant la langue et les dorlote dans ses bras » et joue ainsi un rôle économique en constituant « un mode de circulation de la richesse publique ». Cependant, entre les mains de Bouchon, Amélie passe de prostitution régulière à l'abattage. Bouchon devenant de plus en plus violent et exigeant, elle craque. À 19 ans, elle s'enfuit de Charonne, mais recherchée par Bouchon, qui a lancé ses hommes de main sur sa trace, elle est contrainte à quatre jours d'errance dans Paris. Son parcours la conduit place de la Contrescarpe, où elle rencontre Joseph Pleigneur, dit Manda, un chef de bande de 22 ans. Il lui propose son aide, d'abord en impressionnant Bouchon, qui n'insiste pas, puis en plantant un couteau dans le dos de Ballet, comparse de Bouchon auquel Amélie avait été « refilée ». Les activités d'Amélie ne changent pas. Manda, qui vit essentiellement du racket de commerçants et de prostitution, la range sur un nouveau trottoir. Mais s'il semble être un homme agréable à vivre, Manda s'absente pour ses affaires, ce que sa régulière supporte moins bien. Au lieu de l'attendre à la maison, elle préfère sortir et se consoler auprès d'amants et d'amantes, et finit, à 22 ans, par le quitter, supportant difficilement une de ses infidélités. Elle rencontre une première fois Leca sur le boulevard Voltaire, puis une deuxième fois aux Halles. Lui aussi est chef de bande, et il germe dans l'esprit de la jeune fille l'idée d'une vengeance contre son ex-infidèle. Elle s'installe avec lui, consciente qu'un chef de bande ne peut laisser salir son honneur, et devient ainsi l'enjeu du combat à venir. Manda déclenche les hostilités en portant un coup de couteau à Leca. Manda est arrêté, mais Leca ne l'ayant pas reconnu devant la police, il est aussitôt relâché. Il conforte son avantage en attaquant l'hôtel où résident Leca et Amélie, sans que personne ne soit blessé. Mais la guerre est déclarée, et une bataille rangée a lieu une semaine plus tard entre la bande de Manda et celle de Leca. Leca en sort avec deux balles de revolver dans le bras et la cuisse et attend trois jours avant de se faire soigner à l'hôpital Tenon, où la police vient l'interroger et devant laquelle il observe le même silence. À sa sortie de l'hôpital, la bande à Manda, par le bras armé d'un certain Polly, porte trois nouveaux coups de couteau à Leca dans le fiacre qui transporte le blessé. L'affaire Manda-Leca fait la une de la presse. Un journaliste du Petit Journal, Arthur Dupin, s'indigne : « Ce sont là des mœurs d’Apaches, du Far West, indignes de notre civilisation. Pendant une demi-heure, en plein Paris, en plein après-midi, deux bandes rivales se sont battues pour une fille des fortifs, une blonde au haut chignon, coiffée à la chien ! » « Ce sont là des mœurs d’Apaches, du Far West, indignes de notre civilisation. Pendant une demi-heure, en plein Paris, en plein après-midi, deux bandes rivales se sont battues pour une fille des fortifs, une blonde au haut chignon, coiffée à la chien ! » La police interroge à nouveau Leca et se heurte au même silence. Ce sont les parents de Leca, épuisés par ces incessantes agressions de leur fils, qui finissent par livrer le nom de Manda, lequel prend alors la fuite. Après une planque chez un souteneur du XIIIe et un exil d'une semaine à Londres, il retourne à Alfortville, où il est reconnu, dénoncé et cueilli par un détachement d'un cinquantaine de policiers. La presse se rue, les écrivains produisent à tour de bras chansons, pièces de théâtre, et Casque d'Or la prostituée entre dans la légende. Leca et Amélie y trouvent leur compte et vivent de ces revenus inattendus. Un bonheur de courte durée, puisque la bataille Manda-Leca se poursuit, mais cette fois-ci, Leca endosse le rôle de repris de justice et se réfugie en Belgique, où il est rattrapé. Pour Amélie rien ne change, une foule immense assiste au procès Manda en mai 1902, uniquement pour la voir. Manda et Leca sont condamnés au travaux forcés et au bagne. Ils partent pour l'île du Diable pour ne plus en revenir. Après avoir cessé de se prostituer, sans renoncer pour autant à prendre d'autres amants, Casque d'Or finit par se marier à Paris, le 27 janvier 1917. Son époux est un cordonnier nommé André Alexandre Nordin, dont elle élèvera les quatre enfants. Elle s'éteint en 1933, à l'âge de 55 ans. (source : wikipedia)

Son histoire a inspiré le célèbre film Casque d'or de Jacques Becker, qui devait rendre célèbre l'actrice Simone Signoret en 1952.

Le présent ouvrage s'inspire précisément de l'affaire Casque d'Or, à savoir l'épisode Manda-Leca (1902).

On retrouve dans cet ouvrage écrit dans le langage des fortifs et autres apaches, tout l'univers souterrain côtoyé de près par Jean Lorrain.

Charles-Henry Hirsch (1870-1948), homme de lettres, auteur dramatique et journaliste, a longtemps collaboré au Mercure de France. 


DE LA PLUS GRANDE RARETÉ SUR JAPON FINEMENT RELIÉ A L'ÉPOQUE.

Prix : 950 euros

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