vendredi 27 janvier 2012

La Librairie ancienne et moderne L'amour qui bouquine est désormais membre du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM) et de la LILA.



La Librairie ancienne et moderne L'amour qui bouquine a l'honneur de vous informer qu'elle est désormais membre du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM) et de la Ligue Internationale du Livre Ancien (ILAB/LILA).

La Librairie ancienne et moderne L'amour qui bouquine fêtera ses 10 années d'existence au 1er avril prochain, cette adhésion vient à un moment symbolique dans la vie de cette petite librairie qui veut plus que jamais vous proposer de beaux livres sélectionnés avec soin.

L'un des critères de sélection de la librairie reste et restera la qualité des ouvrages proposés. Nous privilégions chaque fois que cela est possible l'achat d'exemplaire parfaitement conservés. Nous nous attachons également à décrire le plus précisément possible les livres catalogués.

L'appartenance au SLAM et à la LILA ne changera donc rien à nos exigences et à notre amour des beaux livres que nous essayons de transmettre au plus grand nombre depuis le premier jour.

Notre plus grand succès c'est vous !

A très bientôt,

Amitiés bibliophiles,

Bertrand Hugonnard-Roche
Librairie L'amour qui bouquine

Beaux livres anciens & de collection

14 rue du Miroir
21150 Alise-Sainte-Reine

Tél : 03 80 96 95 57
Mobile : 06 79 90 96 36

Email : librairie-alise@wanadoo.fr

Le blog de la librairie : http://livres-anciens-rares.blogspot.com/

Membre du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM)
Membre de la Ligue Internationale du Livre Ancien (ILAB/LILA)

Le bibliomane moderne : http://le-bibliomane.blogspot.com/

Le blog Octave Uzanne : http://octave-uzanne-bibliophile.blogspot.com/

samedi 14 janvier 2012

Les Beaux Messieurs de Bois-Doré de George Sand illustrés par Adrien Moreau. 1/35 Chine avec 1/25 suites Chine des eaux-fortes. Maroquin de Bretault.



George SAND - Illustrations d'Adrien MOREAU

LES BEAUX MESSIEURS DE BOIS-DORÉ. Illustrations d'Adrien Moreau gravées sur bois par Brauer, Froment, Hamel, Méaulle, Rousseau et Thomas.

Paris, Librairie de l'Edition Nationale, Emile Testard, 1892 [imprimé par Chamerot et Renouard].

2 volumes grands in-8 (29 x 20,5 cm) de 395-(1) et 352-(1) pages. Très nombreuses compositions dans le texte. Avec la suite des 10 eaux-fortes d'Adrien Moreau en 4 états sur Chine.

Reliure plein maroquin noir mosaïqué de maroquin rouge sur les plats et aux dos, larges décors dorés sur les plats, filets dorés en encadrement, caissons encadrés de filets dorés au dos, double-filet doré sur les coupes, tête dorée, relié sur brochure, non rogné, large encadrement intérieur de maroquin noir mosaïqué de filets de maroquin fuchsia et bleu avec enchevêtrement des filets de maroquin dans les angles, doublures et gardes de papier marbré, couvertures imprimées conservées (reliure de l'époque signée BRETAULT et datée 1908). Exemplaire à l'état de neuf tant au niveaux des reliures que de l'intérieur.


UN DES 35 EXEMPLAIRES DE GRAND LUXE SUR PAPIER DE CHINE EXTRA-FORT (avec 75 ex. sur Japon), AVEC UNE SUITE TIRÉE A PART SUR CHINE DE TOUS LES BOIS.


EXEMPLAIRE DANS LEQUEL A ÉTÉ RELIÉ UN DES 25 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE DE LA SUITE DES EAUX-FORTES (montées sur vélin fort) D’APRÈS LES DESSINS ADRIEN MOREAU, EN 4 ÉTATS (eau-forte pure non terminée avec remarque, eau-forte avancée avec remarque, eau-forte avancée tirée en bistre, eau-forte terminée avant la lettre tirée en noir). Les 3 premiers états sont avant la lettre. (il y eut avec 50 suites sur Japon et 25 suites sur Marais, toutes en 4 états, soit 100 suite de grand luxe).

Cette magnifique édition a été proposée en souscription à 200 francs or l'exemplaire sur papier de Chine. Le prix des exemplaires ordinaires (papier vélin tiré à 1.000 ex.) était de 80 francs or. Le prix de la somptueuse reliure donnée ici par Bretault dépasse encore de beaucoup le prix de l'édition de luxe. L'ensemble forme un ouvrage d'une élégance rare et d'une parfaite harmonie. On joint le prospectus de l'édition (volant).

"C'est un roman d'aventures ayant le Berry pour théâtre, un récit d'histoires extraordinaires auquel sert de cadre l'étude de la vie sédentaire du gentilhomme retiré de la cour, à l'époque qui s'écoule de la fin tragique de Concini à l'apogée de Richelieu, quand les Huguenots achèvent de s'épuiser en des révoltes héroïques stériles. Les épisodes s'y succèdent dans une variété logique. Il y en a d'exquisement gracieux ; d'autres ont le charme, le frisson imprévu de l'émotion. Plus d'un est terrible. (...) Les Beaux Messieurs de Bois-Doré ont été publiés en 1858 pour la première fois. Ils ont été réimprimés depuis. (...) l'illustration des Beaux Messieurs de Bois-Doré (par Adrien Moreau) restera un de ses titres les plus sûrs à l'estime des amateurs et des artistes. (...)"


EXEMPLAIRE PARFAIT D'UNE ÉLÉGANCE RARE.

Prix : 4.000 euros

jeudi 5 janvier 2012

Contes de La Fontaine illustrés par Fragonard (1795). Réimpression de grand luxe sur Japon tirée à 100 ex. avec suites (1883). Reliure de maroquin.



LA FONTAINE Jean de

CONTES DE LA FONTAINE AVEC ILLUSTRATIONS DE FRAGONARD. Réimpression de l'édition de Didot, 1795. Revue et augmentée d'une notice par M. Anatole de Montaiglon. CONTES ET NOUVELLES EN VERS PAR JEAN DE LA FONTAINE. A Paris, de l'imprimerie de P. Didot l'aîné, l'an III de la République. 1795.

Paris, chez J. Lemonnyer, 1883

4 volumes grands in-4 (33 x 26,5 cm) de (4)-LXIX-97 ; 99-288 ; (4)-189 et 191-418 pages. Gravures hors-texte hors pagination en plusieurs états (voir le détail ci-dessous).


Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés d'un double encadrement de filets et roulettes dorés, fleurons d'angle, encadrement intérieur bordé de maroquin et décoré d'un jeu de plusieurs filets et roulettes dorés, gardes de papier peigne, tranches dorées sur témoins (reliure de l'époque signée CHAMPS). Exemplaire à l'état proche du neuf. Quelques décharges à de rares feuillets. Quelques rousseurs à quelques feuillets de la suite ajoutée de T. de Mare.


UN DES 100 EXEMPLAIRES SUR PAPIER FORT DES MANUFACTURES IMPÉRIALES DU JAPON. CELUI-CI ACCOMPAGNE DE 3 ÉTATS DES EAUX-FORTES DE L’ÉDITION DE 1795 ET DE 4 ÉTATS DES DESSINS DE FRAGONARD QUI N'AVAIENT JAMAIS ÉTÉ GRAVÉS. L'ENSEMBLE EST ORNE DE 100 ESTAMPES EN 4 ÉTATS PLUS DIVERSES AUTRES ESTAMPES AJOUTÉES.

Contient : 1) Un portrait de La Fontaine reproduit d'après celui de Rigaud. 2) Un portrait de fragonard, d'après lui-même, gravé par Martial. 3) Deux vignettes pour les titres, dont l'une fac-similé de l'édition de 1795, et la seconde gravée à l'eau-forte par Martial d'après un dessin inédit de Choffard. 4) Trois vignettes et culs-de-lampe. 5) 57 estampes gravées à l'eau-forte par Martial d'après des dessins originaux de Fragonard (cette suite n'avait jamais été gravée auparavant). 6) Vingt estampes de l'édition de 1795. 7) Quatorze eaux-fortes et planches terminées, reproduction fidèles d'épreuves originales rarissimes, non publiées dans l'édition de 1795. 8) Deux jolies vignettes inédites servant d'en-tète aux tables des deux volumes.


MAGNIFIQUE ET EXCEPTIONNEL EXEMPLAIRE DU TIRAGE DE TÊTE PARFAITEMENT ET SOMPTUEUSEMENT ÉTABLI PAR LE RELIEUR VICTOR CHAMPS.

Il a été ajouté, en outre, la suite de 20 estampes pour les Contes de La Fontaine dessinées par Fragonard et Touzé pour l'édition de P. Didot l'aîné, Paris 1795, réduites et gravées à l'eau-forte par T. de Mare. (Paris, Librairie L. Conquet, 1881). Exemplaire sur Hollande (1/300). Quatrième et dernier état. On trouve relié à la fin le spécimen de l'édition avec le détail du tirage et du prix de souscription (500 francs or pour l'ouvrage complet en 50 livraisons à 10 francs sur Japon annoncé seulement avec deux suites des gravures. On trouve également 2 couvertures de livraison des 14 gravures par Martial.


Notre exemplaire est un des plus beaux que l'on puisse trouver, imprimé avec grand luxe sur papier fort du Japon, avec l'ensemble des estampes dans tous les états proposés (noir, bistre, eau-forte, avant la lettre), présenté sous une reliure du plus grand luxe magistralement exécutée par Victor Champs et parfaitement conservée. La reliure coûta très certainement aussi cher que le livre.


L'histoire de l'édition des Contes de La Fontaine illustrée par Fragonard est intéressante. Fragonard, vers 1770, exécute 57 dessins qu’il rehausse d’un lavis à la sépia, certainement pour un mécène. L'édition des Contes illustrés par Fragonard n'a pas lieu...Seul le premier tome paraît en 1795, chez Didot : Les dessins sont repris par Fragonard pour être gravés par les meilleurs artistes. C'est Martial Potémont, qui signe Martial, qui finalise le projet initié par Fragonard un siècle plus tôt, en donnant cette illustration définitive.

Les Contes ont été écrits entre 1660 et 1693 par Jean de La Fontaine, tout autant conteur libertin que fabuliste pédagogue. Émancipés des contraintes de la rhétorique morale des Fables, les Contes, œuvre pour le moins galante, sont avant tout un exercice de superbe liberté. La Fontaine y joue avec les mots, le rythme et le style.

En dépit de la censure officielle qui les frappe, les Contes s'imposent rapidement comme l'une des principales sources de la culture galante. Pour la première fois, les cinquante-sept dessins au lavis de bistre de Fragonard illustrant Les Contes et Nouvelles en vers, sont publiés dans toute leur originalité et leur beauté. Cette suite des dessins de Fragonard est conservée au Musée du Petit Palais et a fait l'objet d'une exposition.


Références : Cohen, Manuel de l'amateur de livres à vignettes du XVIIIe s., col. 573-582 (édition incomplète Didot 1795) ; Catalogue de la Librairie Morgand et Fatout, n°35108 (ex. sur Japon tiré à 100 ex., relié en 4 vol. plein maroquin par Chambolle-Duru, avec 2 états seulement mais avec quelques autres suites ajoutées), coté 800 francs or au mois de mars 1899.


MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE DE CE TRÈS BEAU LIVRE.

Prix : 10.000 euros

lundi 2 janvier 2012

Souvenirs de théâtre, d'art et de critique de Théophile Gautier (1883). Edition originale. Un des rarissimes exemplaires sur papier de Chine (1/10).



GAUTIER Théophile

SOUVENIRS DE THÉÂTRE, D'ART ET DE CRITIQUE.

Paris, G. Charpentier, 1883. [Imprimerie E. Capiomont et V. Renault].

1 volume in-18 (19,5 x 13 cm), broché, (3)-332 pages. Couvertures jaunes imprimées. Dos fendu, premier plat de couverture partiellement insolé (bruni par endroits), petites déchirures et manques en bordure des plats de couvertures, intérieur en parfait état, absolument sans rousseurs et imprimé sur papier de Chine fort. Exemplaire très frais dont le brochage peut être aisément restauré ou à relier.

ÉDITION ORIGINALE POSTHUME OU PREMIÈRE ÉDITION EN LIBRAIRIE.

UN DES 10 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE.

Il n'a été tiré que 50 ex. sur Hollande et 10 ex. sur Chine, le tout constituant le tirage de luxe.

Ce recueil, critiques et autres, reprend des textes importants de Théophile Gautier parus dans la presse entre 1834 et 1870. On y trouve des souvenirs sur Victor Hugo, le lithographe Paul Gavarni, les beautés de l'Opéra (descriptions érotisantes des danseuses), diverses Collections (d'Espagnac, Villafranca, etc). Ce volume est important parce qu'il regroupe bon nombre de textes éparpillés ça et là dans des publications variées ou dans des préfaces sur une période de près de 35 ans.

Référence : Vicaire III, 942-943.

BEL EXEMPLAIRE TRÈS PUR QUI MÉRITE DE PAR LA RARETÉ DE SON TIRAGE ET L'IMPORTANCE DE SON CONTENU LES PLUS GRANDES ATTENTIONS.

Prix : 1.000 euros

Emaux et Camées de Théophile Gautier illustrés par son amie la Princesse Mathilde (1884). Un des rares 25 exemplaires sur papier de Chine.



GAUTIER Théophile

ÉMAUX ET CAMÉES par Théophile Gautier. Avec un portrait de l'auteur et deux eaux-fortes de M. H. Manesse d'après les aquarelles de Mme la Princesse Mathilde.

Paris, G. Charpentier et Cie, éditeurs, 1884 [Petite Bibliothèque Charpentier]. Typographie G. Chamerot, Paris.

1 volume in-32 (14 x 9 cm) de (3)-283 pages. 3 eaux-fortes hors-texte.

Cartonnage à la bradel pleine toile anglaise verte, pièce de titre en cuir au dos, fleuron doré, millésime doré en queue, relié sur brochure, non rogné. Les couvertures imprimées ont été conservées ainsi que le dos du brochage (reliure de l'époque). Reliure de conservation et d'attente très sobre mais qui est pratiquement intacte avec seulement d'infimes frottements. Intérieur parfait. Pas de rousseurs sur le papier de Chine.


NOUVELLE ÉDITION. PREMIER TIRAGE DES GRAVURES.

UN DES RARES 25 EXEMPLAIRES DE TÊTE IMPRIMÉS SUR PAPIER DE CHINE. Les eaux-fortes sont imprimées sur papier de Hollande.

Édition importante pour les eaux-fortes qu'elle contient, exécutées d'après les aquarelles de la Princesse Mathilde, amie et confidente des dernières heures de Théophile Gautier en 1872. Fille de Jérôme Bonaparte, elle a épousé le comte Anatole Demidoff en 1840. Séparée de son mari dès 1844, elle aide son cousin Louis-Napoléon à tenir sa cour, dès 1852. Passionnée d’art et de littérature, elle reçoit dans son salon les artistes de son temps, et Gautier figure parmi ses fidèles. Elle-même est peintre, et a exposé plusieurs fois au Salon. Après la chute du Second Empire, Gautier lui conserve son amitié et son soutien.

Ces poèmes parnassiens regroupés sous le titre d'Emaux et Camées avaient paru pour la première fois en 1852 (les éditions se succèderont à chaque fois augmentées jusqu'en 1872 date de l'édition définitive). On y trouve 37 poèmes octosyllabiques. Ce recueil est considéré comme le sommet poétique de l'oeuvre de Théophile Gautier.

Comme presque tous les volumes de la "Petite Bibliothèque Charpentier", outre les exemplaires sur papier ordinaire (4 fr.), il a été fait un tirage de luxe à 75 exemplaires sur Hollande (10 fr.) et à 25 exemplaires sur Chine. (15 fr.). Bien que Vicaire indique un double état des eaux-fortes (Hollande et Japon avant la lettre) pour les ex. sur Chine, notre exemplaire ne possède d'origine qu'un seul état des eaux-fortes sur Hollande avant la lettre.

Référence : Théophile Gautier, Correspondance générale, éd. Claudine Lacoste-Veysseyre, Genève-Paris, Droz, tome 5, 1991, et tome 12, 2000 ; Vicaire III, 911 et I, 613.

ÉDITION TRÈS RARE SUR CE PAPIER.

TRÈS BON EXEMPLAIRE D'UNE PARFAITE FRAÎCHEUR.

Prix : 500 euros

dimanche 1 janvier 2012

Les voeux de la Librairie L'amour qui bouquine pour la nouvelle année 2012.



L'année 2012 s'annonce sous de mauvais auspices aux dires des personnes autorisées ... moi je m'autorise à penser que le livre rare, le beau livre, le livre qu'on lit mais aussi le livre qu'on caresse et dont on prend un soin extrême parce qu'on l'aime, sera toujours bien présent dans nos vies pourtant agitées de toutes parts. Je laisse le soin aux idéologues de prédire l'avenir en oubliant les leçons du passé, mais je n'oublie pas que c'est par le livre que tout est arrivé ou presque ! Amor librorum nos unit (*)

Nous nous efforcerons en cette nouvelle année 2012, comme nous l'avons fait depuis maintenant près de 10 ans, de sélectionner pour notre clientèle bibliophile et curieuse, de beaux livres anciens et modernes dans tous les genres,

A très bientôt et encore merci de votre fidélité,

Amitiés bibliophiles,

Bertrand Hugonnard-Roche
Librairie L'amour qui bouquine

Beaux livres anciens & modernes de collection

14 rue du Miroir
21150 Alise-Sainte-Reine

Tél : 03 80 96 95 57
Mobile : 06 79 90 96 36

librairie-alise@wanadoo.fr

Le blog de la librairie http://livres-anciens-rares.blogspot.com/

Le Bibliomane moderne : http://le-bibliomane.blogspot.com/ (blog gratuit entièrement dédié à la passion des livres anciens, rares et curieux)

(*) L'amour des livres nous unit.

mercredi 28 décembre 2011

Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre. P., L. Curmer, 1838. Un des plus beaux livres illustrés de l'époque. Un des rares ex. sur papier vélin.



BERNARDIN DE SAINT-PIERRE (Jacques-Henri)

PAUL ET VIRGINIE par Bernardin de Saint-Pierre.

Paris, L. Curmer, 49, rue de Richelieu. 1838.

1 volume grand in-8 (27,5 x 18 cm – Hauteur des marges : 26,3 cm) de LVI-458-(14) pages.

Reliure moderne plein maroquin bleu pétrole, dos à faux-nerfs, filets dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublure et gardes de tabis bleu, secondes gardes volantes de papier décoré bleu et or Art Déco, tranches ébarbées dorées, relié sur brochure (reliure de la première moitié du XXe siècle, probablement vers 1930). Reliure en très bon état malgré un dos assombri et quelques petits frottements le long des mors, reliure solide et sobre, voire un peu lourde, mais néanmoins solide et protectrice. Intérieur en excellent état, proche du neuf (voir suite du descriptif). Quelques petites déchirures aux papiers fins de protection de quelques gravures. Une petite déchirure réparée dans la marge d'un feuillet. Collationné complet de toutes les gravures et du texte.


NOUVELLE ET CÉLÈBRE ÉDITION ILLUSTRÉE DE CE MAGNIFIQUE OUVRAGE.

Cet ouvrage est très recherché des amateurs lorsqu’il est bien relié et bien conservé sur beau papier sans les rousseurs disgracieuses qui déparent la plupart des exemplaires arrivés jusqu’à nous. Illustré d’environ 450 vignettes gravées sur bois dans le texte, de 29 planches dessinées et gravées sur bois par Meissonier, Français, Tony Johannot, Isabey, Paul Huet, Marville, Steinheil, etc., gravées par Lavoignat, Brévière, Porret, etc., de 7 portraits, d’une carte coloriée. de l'île de France (aujourd'hui île de la Réunion). La chaumière indienne débute à la page (317).


UN DES TRÈS RARES EXEMPLAIRES IMPRIMÉS SUR BEAU PAPIER VÉLIN FORT COLLÉ, AVEC DOUBLE ÉTAT DES PORTRAITS.

Exemplaire ayant les particularités suivantes : Tous les portraits hors-texte sont ici en deux états. Un état avant la lettre tiré sur Chine appliqué à pleine page sur vélin fort et un état avec la signature des artistes gravées tiré sur carré de Chine appliqué. Parfois les deux états des portraits semblent identiques, avec les signatures dans les deux cas, mais avec quelques différences dans le tirage malgré tout et un papier différent comme indiqué ci-dessus. Un des deux états des portraits est protégé par une serpente imprimée sur papier très fin. Le portrait de la jeune Bramine est sans l’étoile dans les deux états. Le portrait du Docteur est par Meissonier et celui de Madame de La Tour par Johannot. Le portrait-vignette dit de la Bonne femme ne se trouve pas dans cet exemplaire. Les hors-texte sont protégés d'un papier de soie blanc avec la légende imprimée. La page LII est en 9 lignes. On trouve le médaillon d’Orrin Smith avec, au-dessous, tous les outils des graveurs.




Si notre exemplaire comporte plusieurs remarques de second tirage on y trouve néanmoins plusieurs indices de premier tirage, comme l’indique Carteret, états réservés à quelques exemplaires sur vélin ou sur chine. Notre exemplaire est imprimé sur un très beau papier vélin encollé épais. Nous pouvons classer cet exemplaire parmi les rares exemplaires sur papier vélin fort collé. M. Curmer s’était fait imprimé pour lui un de ces exemplaires sur papier vélin collé avec tous les fumés sur chine des illustrations. Le tirage des bois gravés, que ce soit dans le texte directement sur le papier vélin ou hors-texte sur Chine appliqué, est ici une pure merveille. A noter seulement quelques pâles rousseurs au feuillet de faux-titre et à celui de dédicace aux artistes, sinon l'ensemble du volume est immaculé.

« Le Paul et Virginie de 1838, (…), est en effet l’édition la plus réussie et la plus intéressante des très nombreuses éditions de cet ouvrage. » (Carteret III, 538).

Références : Carteret III, 532-547. Brivois, pp. 388 et suivantes. Un exemplaire en reliure doublée de la fin du XIXe s. de Raparlier (42.000 francs le 24.11.2000, Piasa). Un exemplaire lavé et encollé relié maroquin à la fin du XIXe par Lortic (3.049 euros, Rieu-Ba, 15.12.2001). Pour avoir vu récemment un des rares exemplaires sur papier de Chine adjugé à Paris 4.500 euros (vente ALDE du 23 septembre 2011, n°140), exemplaire entaché à plusieurs endroit de rousseurs disgracieuses, de déchirures et dans un cartonnage usagé de l'époque, d'un tirage pour tout dire relativement insipide pour ce très rare papier mais qui a très mal vieilli, je peux dire que l'exemplaire proposé ici est d'une incomparable beauté intérieure (nous donnons très honnêtement notre avis de bibliophile).

Important : la reliure qui recouvre l'exemplaire que nous proposons, bien qu'en maroquin plein, ne nous semble pas digne de cet exemplaire de choix. C'est pourquoi nous ne tenons pas compte de la reliure dans l'estimation du prix de ce volume. Nous indiquons par ailleurs aux amateurs qu'une couture solide des cahiers et un dos non collé, permettront de dégager le corps d'ouvrage de la reliure pour lui en donner une nouvelle si cela s'avère nécessaire. Nous préférons laisser le soin à un amateur éclairé de donner une nouvelle reliure de qualité à cet exemplaire d'un tirage d'une si rare beauté pour cette édition recherchée.

C'est à ce jour le plus beau tirage de ce livre que nous ayons rencontré.


SUPERBE TIRAGE SUR PAPIER VÉLIN FORT COLLÉ AVEC DOUBLE ÉTAT DES PORTRAITS AVANT LA LETTRE.

EXEMPLAIRE DE CHOIX. RARETÉ BIBLIOPHILIQUE.

Prix : 2.500 euros

mardi 27 décembre 2011

Manon Lescaut illustrée par Tony Johannot (1839). Un des rarissimes exemplaires sur papier de Chine imprimés d'un seul côté. Reliure de Victor Champs.



PRÉVOST Antoine François, dit Prévost d’Exiles ou l'Abbé PRÉVOST

HISTOIRE DE MANON LESCAUT ET DU CHEVALIER DES GRIEUX par l'Abbé Prévost. Edition illustrée par Tony Johannot précédée d'une notice historique sur l'auteur par Jules Janin.

Paris, Ernest Bourdin et Cie, s.d. (1839). [Typographie Lacrampe et Comp., rue Damiette, 2 (Paris)].

1 volume grand in-8 (282 x 185 mm - Hauteur des marges : 275 mm) de (2)-VII-XII-344 pages. Frontispice en camaïeu (portrait de l'abbé Prévost et personnages divers, imprimés en jaune), d'après Edouard Wattier et gravé par Andrew, Best et Leloir. 18 compositions hors texte gravées sur bois et 90 vignettes dans le texte, plus deux faux-titres ornementés, gravés sur bois et imprimés en or pour chacune des deux parties de l'ouvrage.



Reliure à la bradel demi-maroquin à coins bleu vif, dos lisse orné de fers dorés et de deux petites fleurettes mosaïquées de maroquin rouge, filets dorés sur les plats, tête dorée, relié sur brochure, non rogné, les couvertures imprimées n'ont pas été conservées (reliure de la fin du XIXe siècle signée V. CHAMPS). Reliure très fraîche, intérieur à l'état proche du neuf, de toute fraîcheur également. Quelques rares pâles rousseurs. Rousseurs au papier vélin support de la seule composition hors-texte de cette sorte. Infimes marques à la reliure.


ÉDITION ESTIMÉE ILLUSTRÉE PAR TONY JOHANNOT.

EXEMPLAIRE DE PREMIER TIRAGE AVEC "MANON LESCAUT" IMPRIMÉ EN LETTRES BLANCHES SUR LE TITRE.

UN DES QUELQUES EXEMPLAIRES IMPRIMÉS SUR PAPIER DE CHINE D'UN SEUL COTÉ. TIRAGE LE PLUS RARE ET LE PLUS DÉSIRABLE POUR CET OUVRAGE.


Léopold Carteret donne une description détaillée et précise de cette édition. Il indique que le frontispice et les deux faux-titres n'ont pas été tirés sur papier de Chine et figurent par conséquent sur papier blanc fort dans ces exemplaires. Ce qui est le cas de notre exemplaire. Le très-rare papillon bleu donnant le placement des gravures "Avis au brocheur" n'a ici pas été conservé. Contrairement à ce qu'indique Carteret, les compositions hors-texte sont ici tirées sur Chine appliqué sur papier de Chine fort (et non sur vélin à l'exception d'une seule planche qui est sur vélin blanc).

"Un des beaux livres de la période romantique, illustré par Johannot ; c'est la seule édition intéressante de ce chef-d’œuvre parue au début du XIXe siècle." (L. Carteret III, 505-506).

Ces exemplaires sur papier de Chine sont très rares, selon les bibliographes il n'y en aurait pas plus de 20 ou 25 exemplaires, encore plus rares sont ceux, comme celui-ci, imprimés d'un seul côté.

Exemplaire parfaitement établi sur brochure, à toutes marges, par le praticien relieur Victor Champs. Un très petit nombre d'exemplaires ont subi le feu des enchères ces dernières années. Un exemplaire en maroquin bleu de Petit (reliure de la fin XIXe s.) a été adjugé 21.000 francs (soit 3.200 euros) en 2000 (La Bibliothèque de Monsieur ***( 2ème partie), 24 novembre 2000, Piasa, Paris). Un autre exemplaire, celui de Béraldi, également relié par R. Petit en maroquin rouge, sur Chine imprimé d'un seul côté, réalisa 10.000 euros chez Christie's en mai 2002 (Lot 643 / Sale 5008).

Voyez comme on ne peut pas faire confiance à un éminent bibliophile. En effet, Henri Béraldi écrivait dans Estampes et livres (L. Conquet, 1892) : "Cette Manon Lescaut de Bourdin mérite la reliure doublée. Elle reste un des plus gracieux livres à figures du XIXe siècle, bien qu'on ait refait, depuis, bien des éditions de Manon. Je n'ai, pour ma part, aucun goût pour les exemplaires sur papier de Chine imprimés d'un seul côté qui font un livre absurde." (p. 192). Comme nous l'avons vu plus haut H. Béraldi possédait un exemplaire sur Chine imprimé d'un seul côté...

A propos de cet ouvrage, Montesquieu écrit en 1734 : « J’ai lu le 6 avril 1734, Manon Lescaut (...) Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon, et l’héroïne, une catin qui est menée à la Salpêtrière, plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. ».

"Manon Lescaut a laissé une trace durable dans la littérature française. Peu de romans n’ont été aussi loués et aussi critiqués que ce chef-d’œuvre rempli de passion, de douleur et d’amour. Le drame touchant vécu par le « fripon » des Grieux et la « catin » Manon parvient à éviter la réprobation des lecteurs grâce au caractère admirable qui caractérise les passions dans ce court récit si naturel et si vraisemblable qui se déroule avec une rapidité qui tranche avec le reste de l’œuvre de Prévost. L’intrigue de cette histoire remplie de variété et de mouvement sur fond unique de délire et d’amour se développe et s’enchaîne dans un ordre logique et naturel qui donne à chaque nouvel épisode son impression d’authenticité et de vraisemblance. Les deux héros sont présentés avec une netteté lumineuse : séduisants, jeunes et amoureux à outrance, ils se précipitent tête baissée dans leur passion sans jamais paraître rien perdre de leur grâce, de leur beauté et de leur esprit. Leur jeunesse et leur innocence ne semblent jamais atteintes par la fange de l’échelle sociale au bas de laquelle se passe une bonne partie de leur histoire. Passant tour à tour, et du jour au lendemain, de la misère à la fortune, du boudoir à la prison, de Paris à la déportation, de l’exil à la mort, des Grieux et Manon n’ont qu’une excuse : l’amour, ce sentiment qui fait oublier que tous deux mentent et volent, que le premier triche et tue ou que la seconde se prostitue. C’est également la conscience de ce sentiment qui permet au lecteur de prendre en pitié la faiblesse et les inconséquences de des Grieux, ce héros tout à la fois si humain et si démuni face à la tentation amoureuse. L’amour, dans Manon Lescaut, est une passion qui se révèle brusquement et qu’il serait vain de chercher à surmonter. De même, dans cette narration où le fourmillement d’incidents romanesques révèle un souci de la réalité dans ses plus petits détails, le réalisme ne dispute pourtant jamais à l’idéalisme. En dépit de leur caractère éminemment romanesque, les événements de Manon Lescaut ne paraissent jamais enfreindre la vraisemblance comme, par exemple, lorsque des Grieux saisit avec quelle facilité les résolutions les plus fermes s’évanouissent devant le regard d’une femme. La structure psychologique des héros obéit à cette règle : des Grieux réunit en lui une incroyable naïveté et un cynisme grossier tandis que Manon est un esprit pratique doué de bon sens et d’une extraordinaire insouciance. Le commerce de sa personne qu’elle fera, dès que l’argent viendra à manquer au couple, est une fatalité que rien ne peut infléchir car son bien être matériel est une nécessité qui ne saurait souffrir d’entraves. Mais Manon revient toujours à des Grieux, comme il revient à elle, après ses intervalles de retour à ses études et à la théologie. Le chef-d’œuvre littéraire de Manon Lescaut finit par naître de la somme des imperfections de des Grieux et de Manon lorsque la vérité de la passion de leurs caractères devient la personnification littéraire de l’amour, fatal et misérable pour l’un, inconstant et frivole pour l’autre mais d’un amour qui finit par trouver, sous le coup du malheur, sa rédemption dans un sentiment sincère et profond inévitablement voué à trouver son dénouement dans la mort." (in Article Manon Lescaut, Wikipedia, section Analyse).

Provenance : exemplaire étonnamment vierge de toute marque d'appartenance.

TRÈS BEL EXEMPLAIRE DE CETTE RARETÉ BIBLIOPHILIQUE.

EXEMPLAIRE DE CHOIX.

Prix : 4.500 euros

lundi 26 décembre 2011

Manon Lescaut illustrée par René Lelong (1927). Exemplaire sur Japon avec deux suites et un dessin original.



PRÉVOST Antoine François, dit Prévost d’Exiles ou l'Abbé PRÉVOST

HISTOIRE DU CHEVALIER DES GRIEUX ET DE MANON LESCAUT. Figures de Lelong.

Paris, Javal et Bourdeaux, 1927

1 volume in-4 (28,5 x 24 cm), en feuilles, sous chemises imprimée de papier bleu et or, à rabats, emboîtage. 1 frontispice et 14 compositions hors-texte en couleurs d'après les aquarelles de René Lelong et gravées sur cuivre, mises en couleurs par la technique dite "au repérage". Quelques frottements à l'emboîtage et petit défaut à un coin de la chemise de protection des suites, sinon excellent état.


NOUVELLE ÉDITION ILLUSTRÉE DE CE CÉLÈBRE TEXTE. PREMIER TIRAGE DES COMPOSITIONS DE RENÉ LELONG.

Tirage à 530 exemplaires numérotés (15 ex. sur Japon, 75 ex. sur Japon, 100 ex. sur vélin bleuté d'Arches, 300 ex. sur vélin teinté d'Arches et 20 ex. sur Japon pour des bibliophiles).


CELUI-CI, UN DES 75 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC, EN SUPPLÉMENT, UNE SUITE EN COULEURS AVEC REMARQUES ET UNE SUITE EN UNE SEULE COULEUR (SANGUINE), ET UN DESSIN ORIGINAL DE L'ARTISTE.

A propos de cet ouvrage, Montesquieu écrit en 1734 : « J’ai lu le 6 avril 1734, Manon Lescaut (...) Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon, et l’héroïne, une catin qui est menée à la Salpêtrière, plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. ».


"Manon Lescaut a laissé une trace durable dans la littérature française. Peu de romans n’ont été aussi loués et aussi critiqués que ce chef-d’œuvre rempli de passion, de douleur et d’amour. Le drame touchant vécu par le « fripon » des Grieux et la « catin » Manon parvient à éviter la réprobation des lecteurs grâce au caractère admirable qui caractérise les passions dans ce court récit si naturel et si vraisemblable qui se déroule avec une rapidité qui tranche avec le reste de l’œuvre de Prévost. L’intrigue de cette histoire remplie de variété et de mouvement sur fond unique de délire et d’amour se développe et s’enchaîne dans un ordre logique et naturel qui donne à chaque nouvel épisode son impression d’authenticité et de vraisemblance. Les deux héros sont présentés avec une netteté lumineuse : séduisants, jeunes et amoureux à outrance, ils se précipitent tête baissée dans leur passion sans jamais paraître rien perdre de leur grâce, de leur beauté et de leur esprit. Leur jeunesse et leur innocence ne semblent jamais atteintes par la fange de l’échelle sociale au bas de laquelle se passe une bonne partie de leur histoire. Passant tour à tour, et du jour au lendemain, de la misère à la fortune, du boudoir à la prison, de Paris à la déportation, de l’exil à la mort, des Grieux et Manon n’ont qu’une excuse : l’amour, ce sentiment qui fait oublier que tous deux mentent et volent, que le premier triche et tue ou que la seconde se prostitue. C’est également la conscience de ce sentiment qui permet au lecteur de prendre en pitié la faiblesse et les inconséquences de des Grieux, ce héros tout à la fois si humain et si démuni face à la tentation amoureuse. L’amour, dans Manon Lescaut, est une passion qui se révèle brusquement et qu’il serait vain de chercher à surmonter. De même, dans cette narration où le fourmillement d’incidents romanesques révèle un souci de la réalité dans ses plus petits détails, le réalisme ne dispute pourtant jamais à l’idéalisme. En dépit de leur caractère éminemment romanesque, les événements de Manon Lescaut ne paraissent jamais enfreindre la vraisemblance comme, par exemple, lorsque des Grieux saisit avec quelle facilité les résolutions les plus fermes s’évanouissent devant le regard d’une femme. La structure psychologique des héros obéit à cette règle : des Grieux réunit en lui une incroyable naïveté et un cynisme grossier tandis que Manon est un esprit pratique doué de bon sens et d’une extraordinaire insouciance. Le commerce de sa personne qu’elle fera, dès que l’argent viendra à manquer au couple, est une fatalité que rien ne peut infléchir car son bien être matériel est une nécessité qui ne saurait souffrir d’entraves. Mais Manon revient toujours à des Grieux, comme il revient à elle, après ses intervalles de retour à ses études et à la théologie. Le chef-d’œuvre littéraire de Manon Lescaut finit par naître de la somme des imperfections de des Grieux et de Manon lorsque la vérité de la passion de leurs caractères devient la personnification littéraire de l’amour, fatal et misérable pour l’un, inconstant et frivole pour l’autre mais d’un amour qui finit par trouver, sous le coup du malheur, sa rédemption dans un sentiment sincère et profond inévitablement voué à trouver son dénouement dans la mort." (in Article Manon Lescaut, Wikipedia, section Analyse).


TRÈS BEL ILLUSTRATION DE RENÉ LELONG (1871-1933). Peintre de scènes et paysages animés, figures, fleurs, aquarelliste, illustrateur. Peintre, il exposait à Paris, au Salon des Artistes Français, dont il était membre depuis 1898, ayant auparavant obtenu une médaille de troisième classe en 1895. Il fut un peintre de la femme, de figures dans des paysages, de scènes des champs de course. Il eut une importante activité d'illustrateur Il eut un atelier à Montmartre.

BEL EXEMPLAIRE DE CE RARE TIRAGE SUR JAPON AVEC DEUX SUITES ET UN DESSIN ORIGINAL.

Prix : 1.200 euros

dimanche 25 décembre 2011

Histoire de Manon Lescaut illustrée par le peintre Charles Guérin (1926). Exemplaire sur Chine relié en maroquin décoré par Saulnier.



PRÉVOST Antoine François, dit Prévost d’Exiles ou l'Abbé PRÉVOST

HISTOIRE DU CHEVALIER DES GRIEUX ET DE MANON LESCAUT, par l'Abbé Prévost. Lithographies de Charles Guérin.

Paris, Helleu et Sergent, 1926.

1 volume in-8 (20,5 x 14 cm) de 362-(1) pages. Illustrations dans le texte et hors-texte aux deux crayons.

Reliure plein maroquin corail, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés de grands fers rocailles dans les angles, encadrement d'un double-filet doré sur chaque plat, double-filet doré sur les coupes, encadrement intérieur de maroquin avec filets dorés, pleins et perlés, grenades dans les angles, doublure et garde de tabis bleu, secondes gardes de papier décoré, tranches dorées sur témoins, non rogné, couverture conservée à l'état de neuf, étui bordé de maroquin (reliure de l'époque signée SAULNIER). Exemplaire parfait à l'état de neuf absolu. Reliure de qualité exécutée par un excellent praticien à l'époque.


NOUVELLE ÉDITION ILLUSTRÉE.

20 très-belles lithographies aux deux crayons par Charles Guérin.

ÉDITION DE LUXE IMPRIMÉE A 320 EXEMPLAIRES, CELUI-CI UN DES 40 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE (après 35 ex. sur Japon) AVEC ICI EXCEPTIONNELLEMENT 4 ÉTATS DES LITHOGRAPHIES SUR CHINE ÉGALEMENT (NOIR ET COULEURS).


Charles Guérin (1875-1939), originaire de Sens dans l'Yonne, était un artiste peintre post-impressionniste. Il illustra plusieurs livres par la lithographie, notamment les Fêtes galantes de Verlaine (1919), le Fortunio de Théophile Gautier (1929), les Elégies de Marcelline Desbordes-Valmore (1925). Son nom est associé aux plus belles éditions bibliophiliques des années 1920-1930. L'interprétation lithographique qu'il fait de Manon Lescaut, proche du travail des pinceaux du peintre, est toute en douceur et pleine de poésie.


A propos de cet ouvrage, Montesquieu écrit en 1734 : « J’ai lu le 6 avril 1734, Manon Lescaut (...) Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon, et l’héroïne, une catin qui est menée à la Salpêtrière, plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. ».

"Manon Lescaut a laissé une trace durable dans la littérature française. Peu de romans n’ont été aussi loués et aussi critiqués que ce chef-d’œuvre rempli de passion, de douleur et d’amour. Le drame touchant vécu par le « fripon » des Grieux et la « catin » Manon parvient à éviter la réprobation des lecteurs grâce au caractère admirable qui caractérise les passions dans ce court récit si naturel et si vraisemblable qui se déroule avec une rapidité qui tranche avec le reste de l’œuvre de Prévost. L’intrigue de cette histoire remplie de variété et de mouvement sur fond unique de délire et d’amour se développe et s’enchaîne dans un ordre logique et naturel qui donne à chaque nouvel épisode son impression d’authenticité et de vraisemblance. Les deux héros sont présentés avec une netteté lumineuse : séduisants, jeunes et amoureux à outrance, ils se précipitent tête baissée dans leur passion sans jamais paraître rien perdre de leur grâce, de leur beauté et de leur esprit. Leur jeunesse et leur innocence ne semblent jamais atteintes par la fange de l’échelle sociale au bas de laquelle se passe une bonne partie de leur histoire. Passant tour à tour, et du jour au lendemain, de la misère à la fortune, du boudoir à la prison, de Paris à la déportation, de l’exil à la mort, des Grieux et Manon n’ont qu’une excuse : l’amour, ce sentiment qui fait oublier que tous deux mentent et volent, que le premier triche et tue ou que la seconde se prostitue. C’est également la conscience de ce sentiment qui permet au lecteur de prendre en pitié la faiblesse et les inconséquences de des Grieux, ce héros tout à la fois si humain et si démuni face à la tentation amoureuse. L’amour, dans Manon Lescaut, est une passion qui se révèle brusquement et qu’il serait vain de chercher à surmonter. De même, dans cette narration où le fourmillement d’incidents romanesques révèle un souci de la réalité dans ses plus petits détails, le réalisme ne dispute pourtant jamais à l’idéalisme. En dépit de leur caractère éminemment romanesque, les événements de Manon Lescaut ne paraissent jamais enfreindre la vraisemblance comme, par exemple, lorsque des Grieux saisit avec quelle facilité les résolutions les plus fermes s’évanouissent devant le regard d’une femme. La structure psychologique des héros obéit à cette règle : des Grieux réunit en lui une incroyable naïveté et un cynisme grossier tandis que Manon est un esprit pratique doué de bon sens et d’une extraordinaire insouciance. Le commerce de sa personne qu’elle fera, dès que l’argent viendra à manquer au couple, est une fatalité que rien ne peut infléchir car son bien être matériel est une nécessité qui ne saurait souffrir d’entraves. Mais Manon revient toujours à des Grieux, comme il revient à elle, après ses intervalles de retour à ses études et à la théologie. Le chef-d’œuvre littéraire de Manon Lescaut finit par naître de la somme des imperfections de des Grieux et de Manon lorsque la vérité de la passion de leurs caractères devient la personnification littéraire de l’amour, fatal et misérable pour l’un, inconstant et frivole pour l’autre mais d’un amour qui finit par trouver, sous le coup du malheur, sa rédemption dans un sentiment sincère et profond inévitablement voué à trouver son dénouement dans la mort." (in Article Manon Lescaut, Wikipedia, section Analyse).

Très jolie reliure de Saulnier décorée dans le goût du XVIIIe siècle. Saulnier exerça la reliure à Paris de 1923 à 1955. Ses reliures sont très soignées.

SUPERBE EXEMPLAIRE DE CE JOLI LIVRE ILLUSTRÉ PAR CHARLES-FRANCOIS-PROSPER GUÉRIN.

EXEMPLAIRE DE CHOIX.

Prix : 1.200 euros

Manon Lescaut préfacée par Guy de Maupassant (1889). Un des rares exemplaires sur papier de Chine.



Antoine François PRÉVOST, dit Prévost d’Exiles ou l'Abbé PRÉVOST

HISTOIRE DE MANON LESCAUT ET DU CHEVALIER DES GRIEUX. Préface de Guy de Maupassant. Illustrations de Maurice Leloir.

Paris, Librairie Artistique H. Launette et Cie. G. Boudet, Succ., 1889 [achevé d'imprimer le 1er novembre 1888 par Jules Crété de Corbeil.].

1 volume grand in-8 (28 x 18 cm), broché sous couverture imprimée de l'éditeur, XXII-203-(3) pages. 225 compositions de Maurice Leloir dont 212 compositions dans le texte (tête de pages) gravées sur bois par Jules Huyot, 12 compositions hors-texte imprimées en chromolithographie (procédé Charles Gillot) d'après les aquarelles de M. Leloir, 1 frontispice en noir également gravé sur bois par Jules Huyot d'après Maurice Leloir. Texte encadré d'un filet rouge.


NOUVELLE ÉDITION. EDITION DE LUXE TIRÉE A 100 EXEMPLAIRES SUR GRANDS PAPIERS, CELUI-CI UN DES 50 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE (avec les gravures en couleurs hors-texte tirées sur papier du Japon).


Nouveau tirage de cette très jolie édition imprimée pour la première fois en 1885 chez le même éditeur, dans le même format et ornée de la même illustration.


La préface de Guy de Maupassant qui avait également déjà parue dans la première impression est un petit chef d’œuvre.

"Il a été donné à la femme, en effet, de dominer et d'enchanter l'homme rien que par la forme de son corps, le sourire de sa lèvre et la puissance de son regard. Sa domination irrésistible s'échappe d'elle, nous enveloppe et nous asservit sans que nous puissions résister, lutter, lui échapper, quand elle appartient à la race des grandes victorieuses et des grandes séductrices. Quelques-unes de celles-là dominent l'histoire du monde, répandent sur leur siècle un charme poétique et troublant. (...) C'est par ces traits subtils et si profondément humains que l'abbé Prévost a fait de Manon Lescaut une inimitable création. Cette fille diverse, complexe, changeant, sincère, odieuse et adorable, pleine d'inexplicables mouvements de coeur, d'incompréhensibles sentiments, de calculs bizarres et de naïveté criminelle, n'est-elle pas admirablement vraie ? (...) Aucune femme n'a jamais été évoquée comme celle-là, aussi nettement, aussi complètement ; aucune femme n'a jamais été plus femme, n'a jamais contenu une telle quintessence de ce redoutable féminin, si doux et si perfide ! (...)" (Guy de Maupassant, Préface de Manon Lescaut).

A propos de cet ouvrage, Montesquieu écrit en 1734 : « J’ai lu le 6 avril 1734, Manon Lescaut (...) Je ne suis pas étonné que ce roman, dont le héros est un fripon, et l’héroïne, une catin qui est menée à la Salpêtrière, plaise ; parce que toutes les mauvaises actions du héros, le chevalier des Grieux, ont pour motif l’amour, qui est toujours un motif noble, quoique la conduite soit basse. ».


"Manon Lescaut a laissé une trace durable dans la littérature française. Peu de romans n’ont été aussi loués et aussi critiqués que ce chef-d’œuvre rempli de passion, de douleur et d’amour. Le drame touchant vécu par le « fripon » des Grieux et la « catin » Manon parvient à éviter la réprobation des lecteurs grâce au caractère admirable qui caractérise les passions dans ce court récit si naturel et si vraisemblable qui se déroule avec une rapidité qui tranche avec le reste de l’œuvre de Prévost. L’intrigue de cette histoire remplie de variété et de mouvement sur fond unique de délire et d’amour se développe et s’enchaîne dans un ordre logique et naturel qui donne à chaque nouvel épisode son impression d’authenticité et de vraisemblance. Les deux héros sont présentés avec une netteté lumineuse : séduisants, jeunes et amoureux à outrance, ils se précipitent tête baissée dans leur passion sans jamais paraître rien perdre de leur grâce, de leur beauté et de leur esprit. Leur jeunesse et leur innocence ne semblent jamais atteintes par la fange de l’échelle sociale au bas de laquelle se passe une bonne partie de leur histoire. Passant tour à tour, et du jour au lendemain, de la misère à la fortune, du boudoir à la prison, de Paris à la déportation, de l’exil à la mort, des Grieux et Manon n’ont qu’une excuse : l’amour, ce sentiment qui fait oublier que tous deux mentent et volent, que le premier triche et tue ou que la seconde se prostitue. C’est également la conscience de ce sentiment qui permet au lecteur de prendre en pitié la faiblesse et les inconséquences de des Grieux, ce héros tout à la fois si humain et si démuni face à la tentation amoureuse. L’amour, dans Manon Lescaut, est une passion qui se révèle brusquement et qu’il serait vain de chercher à surmonter. De même, dans cette narration où le fourmillement d’incidents romanesques révèle un souci de la réalité dans ses plus petits détails, le réalisme ne dispute pourtant jamais à l’idéalisme. En dépit de leur caractère éminemment romanesque, les événements de Manon Lescaut ne paraissent jamais enfreindre la vraisemblance comme, par exemple, lorsque des Grieux saisit avec quelle facilité les résolutions les plus fermes s’évanouissent devant le regard d’une femme. La structure psychologique des héros obéit à cette règle : des Grieux réunit en lui une incroyable naïveté et un cynisme grossier tandis que Manon est un esprit pratique doué de bon sens et d’une extraordinaire insouciance. Le commerce de sa personne qu’elle fera, dès que l’argent viendra à manquer au couple, est une fatalité que rien ne peut infléchir car son bien être matériel est une nécessité qui ne saurait souffrir d’entraves. Mais Manon revient toujours à des Grieux, comme il revient à elle, après ses intervalles de retour à ses études et à la théologie. Le chef-d’œuvre littéraire de Manon Lescaut finit par naître de la somme des imperfections de des Grieux et de Manon lorsque la vérité de la passion de leurs caractères devient la personnification littéraire de l’amour, fatal et misérable pour l’un, inconstant et frivole pour l’autre mais d’un amour qui finit par trouver, sous le coup du malheur, sa rédemption dans un sentiment sincère et profond inévitablement voué à trouver son dénouement dans la mort." (in Article Manon Lescaut, Wikipedia, section Analyse).


BEL EXEMPLAIRE TEL QUE PARU EN LIBRAIRIE.

UN DES RARES EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE.

Prix : 500 euros

Curiosa : les Heures galantes sur un vieux cadran illustrées par J.-Jacques Rousseau (1927) sur un texte inédit d'Edouard de Bettex. Un des 5 rarissimes exemplaires sur Japon avec suite.




BETTEX Edouard de, et ROUSSEAU J. Jacques, illustrateur

HEURES GALANTES SUR UN VIEUX CADRAN. Textes inédits d'Edouard de Bettex avec 12 eaux-fortes originales en couleur de J. Jacques Rousseau.

A Paris, Aux Editions d'Art Le Phenix, 1927

1 volume petit in-4 carré (25 x 19,5 cm), broché sous couverture rempliée imprimée en rouge et noir, 115-(1) pages. 12 eaux-fortes hors-texte coloriées au pochoir, 12 bandeaux, 12 lettrines et 12 cul-de-lampes gravés sur bois et mis en couleurs, 1 gravure sur bois mise en couleurs en guise de frontispice (cadran et angelot). Excellent état. Petite trace de gommage sur les premiers feuillets de garde et de faux-titre, sans gravité.



ÉDITION ORIGINALE ET PREMIER TIRAGE DES ILLUSTRATIONS.

UN DES 5 RARISSIMES EXEMPLAIRES SUR PAPIER DU JAPON AVEC SUITE DES EAUX-FORTES EN SANGUINE.

Le tirage est de 5 ex. sur Japon, 35 ex. sur Madagascar, 60 ex. sur vergé d'Arches à la forme, 200 ex. sur vélin teinté et 30 ex. hors-commerce (tirage total de 330 exemplaires numérotés).
Ce livre divisé en 12 heures de la journée raconte des aventures galantes et coquines de la très-légère baronne de Verdurette dans un XVIIIe siècle peuplé d'abbés grivois et de marquis espiègles.

Le texte est coquin sans jamais être vulgaire, tout comme l'illustration toujours amusante et comique sans être inconvenante. Jean-Jacques Rousseau donne ici une illustration proche de celle de Joseph Hémard.

BEL EXEMPLAIRE DE CE TIRAGE CONFIDENTIEL A 5 EXEMPLAIRES SEULEMENT SUR CE PAPIER, AVEC SUITE EN SANGUINE.

Prix : 600 euros

vendredi 23 décembre 2011

Idylle printanière par Rojan (vers 1936). Suite de lithographies libres coloriées au crayon de couleurs, ou rencontre de deux amants qui finissent à l'hôtel.



ROJAN Feodor Rojankovski dit,

IDYLLE PRINTANIÈRE.

[Paris, vers 1936]





1 feuillet de titre et 18 lithographies (sur 30) coloriées au crayon de couleurs et montées sur papier BFK. En feuilles, sans chemise, sans justificatif de tirage.

Format des feuilles : 28 x 22,5 cm - 18,5 x 13,5 cm pour le dessin.

14 planches sont libres (sans compter le titre). Suite incomplète qui conserve malgré tout son intérêt tant les suites complètes de ce portfolio érotique son rares et recherchées. Cette suite a été récemment réimprimée par la Bibliothèque de l'image en 2000 (nous en fournissons un exemplaire avec cette suite).



Si l'on s'en tien à Dutel, Bibliographie des ouvrages érotique publiés clandestinement en français de 1920 à 1970, il existe plusieurs tirages de cette suite attribuée à Rojan. Notre exemplaire possède les lithographies imprimées sur papier vergé teinté avec pontuseaux verticaux (y compris le titre), comme indiqué par Dutel, signe du premier tirage de 1936 (Henri Pasquinelli). Cependant les feuillets de notre exemplaire ne mesurent que 28 x 22,5 cm et non 32,5 x 25,5 cm comme indiqué par Dutel. Le tirage de cette suite est de 516 exemplaires. Une deuxième suite, reproduction de celle-ci a été publiée vers 1938, ne correspond  pas la nôtre (33 x 25 cm et papier vergé teinté à pontuseaux horizontaux). Dutel signale une autre édition de plus mauvaise qualité. Il ne nous semble pas qu'il puisse s'agir de la nôtre qui est de belle qualité, tant au niveau du tirage des lithographies que du coloriage au crayon de couleurs qui a été ici très finement exécuté. Nous pensons donc qu'il s'agit bien de la première impression de cette suite.



Référence : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotique publiés clandestinement en français de 1920 à 1970, n°1726-1727.

"Après une rencontre dans le métro, un couple entame un flirt très poussé dans le taxi qui l'emmène dans un hôtel où les nouveaux amants pourront enfin savourer pleinement leur intimité."

"Le trait délicat et sûr de l'artiste représente magnifiquement cette rencontre amoureuse dans l'atmosphère parisienne des années 30. Le chef-d'oeuvre imprimé de Rojan et l'un des plus beaux portefeuilles érotiques du XXe siècle." (Dutel, n°1726)

Rojan est le pseudonyme de Feodor Rojankovski (1891-1970), né en Russie, émigré à Paris à la suite de la Révolution d'octobre 1917, mort aux Etats-Unis et célèbre pour ses illustrations d' albums d'enfants (Collection du Père Castor). Pendant sa période parisienne, il a commis de nombreux dessins érotiques et illustra les poésies de Radiguet Vers Libres et des ouvrages de Pierre Louÿs.

SUPERBE ÉTAT POUR CES PLANCHES LIBRES DE LA MAGNIFIQUE SUITE DE ROJAN.

Prix : 1.000 euros

Liens vers d'autres livres

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